Congo-Kinshasa: Ituri - Un projet d'éclairage public à Djaiba pour renforcer la sécurité des civils

communiqué de presse

À Djaiba, dans le territoire de Djugu, en Ituri, un projet d'éclairage public a été mis en place afin d'améliorer la sécurité et les conditions de vie des populations civiles, en particulier des personnes déplacées installées dans la zone et ses environs. Réalisé dans le cadre d'un Projet à Impact Rapide (QIP), le projet a bénéficié d'un financement de 18 000 dollars américains.

Un éclairage public pour réduire l'insécurité nocturne

Des panneaux solaires ont été installés dans le centre de Djaiba, dans le camp de déplacés internes de Fataki, ainsi que dans les villages voisins de Bali et de Lodha. L'éclairage vise à limiter les risques liés à l'insécurité nocturne, notamment les violences sexuelles et basées sur le genre, tout en facilitant la poursuite de certaines activités après la tombée de la nuit.

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« C'est un projet connecteur qui va bénéficier à trois entités : Walendu Pitsi, Walendu Djatsi et la chefferie des Bahema Badjere. Il aide à réduire les cas de violences sexuelles et à identifier les ennemis la nuit. Quand il n'y a pas de lumière, dans ce contexte de guerre, ça pousse certains jeunes désoeuvrés à commettre des actes d'antivaleurs. Des gens viennent prendre des jeunes filles pour des mariages forcés, ou pour les violer. Ces panneaux solaires nous aident à prendre des dispositions sécuritaires pratiques », indique Dieudonné Cumo Kparri, chef du secteur de Walendu Pitsi.

Des changements observés dans les camps et les villages

Avant la mise en place de l'éclairage public, l'obscurité favorisait les incursions de groupes armés et les violences dans les sites de déplacés.

« Les miliciens profitaient de l'obscurité pour violer des femmes dans le camp. Certaines victimes sont même encore à l'hôpital jusqu'à présent. Il y avait beaucoup de criminalité dans le milieu, avec des jeunes drogués. Depuis que la MONUSCO a installé ces panneaux, la menace a reculé », témoigne Faustin Musinga, notable de Djaiba.

À Lodha, les effets de l'éclairage sont également visibles dans la vie quotidienne.

« On peut maintenant se promener la nuit sans crainte. Les élèves révisent leurs cours sous les poteaux, les couturiers travaillent jusqu'à 21h30 », indique Safari Malo, président du comité des déplacés.

Une réponse à une attaque meurtrière

Le projet a été lancé à la suite de l'attaque survenue en mars 2025 contre les camps de Djaiba et de Lodha, attribuée aux rebelles de la CODECO, qui avait fait plus de 70 morts. L'insécurité nocturne avait alors été identifiée comme un facteur aggravant, conduisant les communautés locales à solliciter l'installation d'un éclairage public.

Mis en oeuvre par la MONUSCO, ce projet a pour but de renforcer la protection des civils tout en soutenant la reprise des activités économiques locales.

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