La future Zone économique spéciale (ZES) de Grand Saint-Louis a franchi une nouvelle étape avec la tenue d'une table ronde stratégique réunissant autorités locales, partenaires institutionnels et investisseurs sud-coréens, sous l'égide du Conseil mondial des investissements et des affaires pour l'Afrique (CMIA) et de l'Agence régionale de développement (ARD).
Cette rencontre a permis la présentation de onze projets industriels et sociaux destinés à impulser une nouvelle dynamique économique dans le département de Saint-Louis et au-delà. Les initiatives couvrent des secteurs clés tels que le logement social, l'énergie verte, la mobilité durable, l'agro-industrie, la restauration rapide et le développement des zones économiques spéciales, conçues comme des catalyseurs d'investissements et de création d'emplois.
Parmi les projets annoncés figurent notamment une usine d'assemblage d'ascenseurs, une unité de montage de véhicules électriques « label Sénégal », une unité de remplissage de gaz, la production industrielle d'urée, la solarisation de bâtiments, ainsi que la mise en place d'une chaîne de restauration rapide adossée aux productions locales.
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Selon les promoteurs, ces investissements visent à renforcer la souveraineté industrielle, énergétique et alimentaire du Sénégal, tout en favorisant l'emploi local et la formation des jeunes.
Pour Mansour Faye, maire de Saint-Louis et président de l'Association des maires du département, ces projets constituent « une opportunité majeure pour la création d'emplois et la croissance économique du territoire ». Il a salué la réactivité des partenaires coréens et réaffirmé la disponibilité des collectivités locales à accompagner leur mise en oeuvre.
De son côté, l'ARD de Saint-Louis a mis en avant la dynamique de coopération intercommunale ayant permis de lever les contraintes foncières et de sécuriser les sites d'implantation, notamment dans la commune de Gandon, appelée à accueillir la Zone économique spéciale.
La directrice pays du CMIA, Awa Thiam, a rappelé que les projets présentés sont le fruit d'un travail de concertation engagé depuis près de deux ans avec les acteurs locaux. Estimés à 2 000 milliards de francs CFA, ces investissements s'inscrivent dans une logique de partenariat gagnant-gagnant, fondée sur le transfert de technologies, la formation du capital humain et l'implication des entreprises locales. « L'objectif est d'installer des industries, de former les jeunes et de créer des opportunités durables à partir des territoires », a-t-elle indiqué.
À travers cette initiative, les autorités locales et leurs partenaires ambitionnent de faire de Saint-Louis un hub industriel et logistique régional, en cohérence avec la vision du gouvernement sénégalais visant à promouvoir un développement territorial inclusif et durable. La table ronde marque ainsi une étape décisive vers la concrétisation de la Zone économique spéciale de Grand Saint-Louis, présentée comme un levier stratégique pour l'industrialisation, l'emploi et l'attractivité économique du territoire.