Ile Maurice: Andy Selmour se serait-il emparé de la drogue d'un autre détenu...

19 Décembre 2025

La prison de Melrose a été, le 9 décembre, le théâtre d'événements graves qui soulèvent de nombreuses interrogations sur la sécurité interne, la circulation présumée de drogues synthétiques et la gestion d'une situation devenue rapidement incontrôlable.

Les informations recueillies auprès de sources concordantes dressent le tableau d'une journée marquée par la présence d'un gang influent, des actes de violence entre détenus et une succession de décisions controversées ayant précédé un décès en détention.

Selon ces informations, un important groupe de détenus, décrit comme un gang structuré et actif au sein de l'établissement, aurait été aperçu en train de circuler librement dans plusieurs unités de la prison. Parmi les noms cités figurent notamment Andy Selmour (unité Kestrel), M. - présenté comme le chef actuel du groupe et détenu à l'unité Hibiscus - ainsi que d'autres détenus aux initiales P., A., C., T. et T.., et d'autres individus non identifiés.

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Ce groupe se serait positionné stratégiquement à proximité des unités, dans l'attente de détenus sortant pour des visites ou revenant des cours de justice. Une information particulièrement préoccupante fait état d'un possible contournement des scanners corporels ce jour-là, permettant ainsi l'introduction d'objets ou de substances prohibées à l'intérieur de l'établissement pénitentiaire.

L'après-midi, un incident majeur se serait produit dans l'enceinte du complexe hospitalier de la prison. Un colis, dont l'identité du livreur et celle du destinataire initial demeurent floues, aurait été livré dans la zone médicale. Andy Selmour, 33 ans, se serait alors emparé du paquet, qui aurait été destiné à un autre détenu, identifié comme A. de l'unité Kestrel. Le colis contiendrait environ trois grammes de drogues synthétiques, dissimulées dans un petit sachet.

Après cet épisode, Andy Selmour serait retourné dans son unité, Kestrel, où il aurait été violemment agressé par cinq autres détenus : C., L., C., G. et G. Il a subi plusieurs coups, nécessitant une prise en charge médicale. Un détenu serait placé à la Special Protection Unit, par crainte de représailles et pour sa propre sécurité.

L'agression soulève également la question de la gestion de la situation par certains responsables pénitentiaires. Il est notamment allégué qu'un haut gradé aurait fait preuve de grave négligence dans l'exercice de ses fonctions. Selon les informations disponibles, il serait resté dans le bureau de l'assistant surintendant de police sans diligenter d'enquête immédiate, ni recueillir de déclaration formelle, alors même que le détenu blessé aurait refusé d'être transféré à l'hôpital Jawaharlal Nehru.

La situation se serait aggravée après le transfert d'Andy Selmour de l'unité Kestrel vers PEQ (une autre unité de la prison). Bien qu'il ait été blessé, des informations indiquent qu'il aurait consommé une quantité importante de drogues synthétiques à l'intérieur même du dortoir. Des détenus auraient alors alerté les officiers, inquiets de son état de santé. En fin d'après-midi, Andy Selmour aurait été reconduit au complexe médical de la prison. C'est là qu'il serait décédé, dans des circonstances qui demeurent à ce stade troubles et nécessitent des éclaircissements approfondis.

Par ailleurs, d'autres informations font état de l'existence d'un réseau influent opérant au sein de l'Eastern High Security Prison. M., détenu à l'unité Hibiscus, y serait présenté comme le meneur principal. Il agirait, selon ces mêmes sources, pour le compte de figures décrites comme des «patrons», dont les noms des détenus P., N., R., J. et A. sont cités.

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