Réuni en conférence de presse le jeudi 18 décembre 2025 à la Maison du Parti socialiste, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a formulé une critique particulièrement de gouvernance du régime Diomaye-Sonko. Face aux journalistes, son coordonnateur, l'ancien ministre Samba Sy, a dressé un tableau sombre de la situation économique, sociale et institutionnelle du Sénégal, tout en lançant un appel explicite à une à une mobilisation d'envergure nationale.
À l'approche de la fin de l'année, le FDR considère que le moment est venu d'un bilan. Pour Samba Sy, celui du régime PASTEF ne souffre aucune ambiguïté : « Sur l'économie, les libertés, l'emploi, le coût de la vie ou encore la crédibilité internationale du Sénégal, la réponse est non », martèle-t-il, dénonçant une incapacité patente des autorités à définir et à assumer une orientation stratégique claire. A ses yeux, l'épisode de la « dette cachée » conjuguée à l'absence de mesures fortes lors de la dernière session budgétaire a durablement entamé la confiance des acteurs économiques et sociaux.
Le coordonnateur du FDR s'est attardé sur ce qu'il qualifie de discrétion préoccupante du gouvernement autour de la note de l'Agence nationale de la statistique et de la démocratie (ANSD) relative au rebasing des comptes nationaux. Il y voit l'expression d'un déficit de vision face à une situation économique qualifiée de « catastrophique ». Les retards récurrents dans le paiement des bourses étudiantes, les arriérés dus aux entreprises de BTP, les difficultés persistantes de la campagne arachidière et la dépendance accrue
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Toutefois, c'est sur la question du coût de la vie que le FDR concentre l'essentiel de sa charge. La récente baisse des prix, annoncée par le gouvernement est qualifiée de « superficielle et propagandiste ». Samba Sy rappelle la baisse continue des cours mondiaux du pétrole depuis 2024 et s'interroge sur le maintien de prix élevés du carburant, de l'énergie et des transports. « Rien ne justifie qu'un litre de super coûte 920 F CFA au Sénégal contre 820 F en Côte d'Ivoire », affirme-t-il, exigeant une baisse réelle et durable des prix de l'énergie, seule à même de soulager les ménages.
Sur le plan institutionnel, le FDR dénonce ce qu'il considère comme une instrumentalisation de la justice, des restrictions aux libertés et une « guerre larvée » entre la Présidence et la Primature autour de l'échéance présidentielle de 2029. À ces griefs, s'ajouteraient des signes d'ostentation au sommet de l'État, contrastant avec la précarisation croissante des populations et la suspension de certaines aides sociales.
Face à ce qu'il décrit comme de « crise multidimensionnelle », le FDR annonce l'organisation d'une vaste tournée nationale, des rencontres avec les forces sociales, religieuses et syndicales, ainsi qu'un calendrier de mobilisations politiques en 2026, année pré-électorale. L'objectif affiché est clair : « arrêter la machine infernale », restaurer le crédit du Sénégal et oeuvrer à un retour à la justice, à la paix et à la concorde nationale.