Congo-Kinshasa: Déplacement forcé par le M23 - 4 700 ménages de Walikale vivent en précarité à Rutshuru

19 Décembre 2025

Plus de 23 000 personnes, soit environ 4 700 ménages, qui ont été sommées par le M23 de quitter leurs villages d'Ikobo, Kateku et environs, en territoire de Walikale, la semaine dernière, ont trouvé refuge le long de l'axe Birundule-Iyobora-Bulindi, dans la zone de santé de Kibirizi, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.

Originaires des villages Kateku, Mukigi, Lubwe et Kasungu (groupement Ikobo/Walikale), ces 23 580 déplacés se sont installés dans la chefferie de Bwito, répartis entre Bulindi, Buheri, Birundule et Iyobora.

Leur condition reste extrêmement précaire, s'ajoutant à des milliers d'autres déplacés déjà présents depuis des mois, ce qui accentue leur vulnérabilité. Les populations hôtes, elles-mêmes privées d'accès à leurs champs par l'insécurité, peinent à les accueillir.

Contexte de l'exode

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Selon les témoignages des déplacés, le M23 a justifié cette expulsion par des « raisons sécuritaires ». Le 10 décembre dernier, l'AFC-M23 avait ordonné aux civils de quitter Kateku et ses environs, prétextant des attaques répétées des miliciens Wazalendo, avant de lancer une opération de ratissage. Cet ordre a provoqué un exode massif : certains vers le sud de Lubero, d'autres vers le nord de Bwito.

Quelques ONG interviennent actuellement dans la chefferie de Bwito pour fournir une assistance en santé, eau, hygiène et assainissement. Les comités locaux des déplacés alertent toutefois sur l'urgence d'une aide alimentaire et de la distribution d'articles ménagers essentiels.

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