Madagascar: Arivonimamo - Des documents datant de 1950 consumés

Un court-circuit aurait provoqué, jeudi soir, l'incendie du bureau communal d'Arivonimamo II, détruisant des documents officiels conservés depuis les années 1950.

Plus de 70 ans d'archives sont partis en fumée jeudi soir dans le bureau de la commune d'Arivonimamo II. Les fiches mères des cartes d'identité nationale, certaines datant des années 1950, les registres d'actes authentiques, les livres relatifs aux propriétés foncières et les documents du maire ont été réduits en cendres. Ces papiers constituaient la trace écrite de générations entières, la mémoire administrative d'une commune.Le drame s'est noué peu après 19 heures. Un court-circuit aurait déclenché l'incendie au rez-de-chaussée du bâtiment.

Le gardien, qui se trouvait avec sa famille à la douche publique voisine, a été alerté par son fils aîné. Malgré ses efforts pour contenir les flammes et la mobilisation des habitants, qui puisaient de l'eau au lac Antaboaka, le feu s'est propagé très vite, attisé par le vent et nourri par les dossiers entassés. Les pompiers venus de Tsaralalàna, à Antananarivo, n'ont pu intervenir qu'à 22 heures, alors que l'essentiel était déjà perdu. De visu, le bureau se dresse comme une carcasse noircie, éventrée par la fournaise.

Cent millions d'ariary

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Les murs portent les cicatrices du feu, les fenêtres béantes laissent entrevoir l'intérieur réduit en cendres, et le toit en tôle, arraché par endroits, pend en lambeaux. Devant la façade calcinée, des morceaux de métal tordus et des débris s'entassent, comme les restes d'un combat perdu contre l'embrasement.

Le coût des dégâts est estimé à 100 millions d'ariary. Le bâtiment, fissuré et inutilisable, devra être entièrement reconstruit. En attendant, un local voisin servira de bureau provisoire, une décision qui sera validée avec les conseillers municipaux lundi. La vie administrative continue malgré tout. Dès le lendemain, quatre mariages civils ont été célébrés dans une salle du collège d'enseignement général.

Aucun blessé grave n'est à déplorer, mais la commune se retrouve amputée d'une partie de son histoire. Pour le maire, Didi Ramanambe, il faudra repartir de zéro, reconstruire non seulement les murs, mais aussi les archives qui fondent l'identité et les droits des habitants.

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