Ile Maurice: Les syndicats montent au créneau face au PRB et à la BRP à 65 ans

20 Décembre 2025

Une réunion syndicale d'envergure s'est tenue ce samedi 20 décembre 2025 au siège de l'Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) à Rose-Hill, réunissant ses membres et des représentants de la Confederation of Independent Trade Unions (CITU), de la Federation of Education Unions (FEU) et d'autres organisations syndicales.

Cette rencontre visait à consolider un front commun face aux décisions gouvernementales sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le maintien de l'âge d'éligibilité à la Basic Retirement Pension (BRP) à 65 ans, la compensation salariale pour 2026 et les recommandations du Pay Research Bureau (PRB).

Quatre points majeurs figuraient à l'ordre du jour : l'organisation d'un référendum sur la compensation salariale et l'éventualité d'une manifestation pacifique ; les réformes envisagées dans le système éducatif ; la défense du seuil de 65 ans pour la BRP ; et l'analyse critique du rapport PRB 2026. Selon les syndicats présents, ces questions concernent des milliers d'employés du secteur éducatif privé, dont les revenus mensuels se situent majoritairement entre Rs 25 000 et Rs 40 000.

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Arvind Bhojun, président de l'UPSEE, secrétaire de la Fédération des syndicats de l'éducation et membre exécutif de la CITU, a vivement critiqué la méthodologie et le calendrier du rapport PRB. Il a souligné qu'un salaire de base de Rs 27 400, assorti de diverses allocations, pouvait atteindre environ Rs 33 480 en 2025. Or, le nouveau salaire de base proposé à Rs 37 290 pour 2026, une fois corrigé des modalités de paiement progressif, ne représenterait qu'une augmentation réelle d'environ Rs 1 886, soit moins de 6 %. Parallèlement, plusieurs allocations sociales seraient revues à la baisse. Les syndicats estiment que certaines familles pourraient perdre jusqu'à Rs 4 167 par mois en prestations liées aux enfants et au soutien social, un montant largement supérieur à la hausse salariale annoncée. «D'un côté, on annonce une augmentation, de l'autre on réduit les aides, ce qui crée une perte nette pour les travailleurs», a dénoncé Arvind Bhojun.

Au-delà des chiffres, les intervenants ont insisté sur la nécessité d'une approche globale et cohérente des politiques salariales et sociales. Pour eux, l'absence de consultation réelle alimente un climat de frustration et d'incertitude. La réunion s'est conclue sur un appel à l'unité syndicale et à la mobilisation afin de défendre le pouvoir d'achat, la justice sociale et la dignité des travailleurs face aux réformes annoncées pour 2026.

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