Les violences basées sur le genre (Vbg) persistent au Sénégal. Pour y remédier, différents acteurs se sont réunis, vendredi, lors d'un atelier dédié à l'élaboration de pistes de solutions concrètes.
Organisé par le ministère de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités à travers la direction de la Famille, cet atelier avait pour objectif d'harmoniser et de réactualiser les supports de communication sur les Vbg et les mutilations génitales féminines (Mgf). Il a permis de jeter les bases d'une politique nationale de la famille et d'engager des discussions approfondies sur la loi d'orientation relative à l'autonomisation économique des femmes.
Selon les participants, cette démarche de transformation systémique sera consolidée dès 2026 par le déploiement de projets structurants, tels que l'initiative « Karangué », visant l'élimination des Vbg et la promotion de la santé de la reproduction. Les acteurs ont rappelé que 31 % des femmes ont subi au moins une forme de violence au cours de leur vie, soulignant ainsi l'ampleur du défi.
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« Notre ambition est désormais de refonder notre approche pour mieux impacter la conscience collective des Sénégalais. L'heure n'est plus à la répétition mais à l'innovation. Nous devons investir les canaux que nos jeunes utilisent le plus, sur tous les réseaux sociaux, pour que les messages aient un impact décisif », a déclaré Astou Fall, représentante du ministre de la Famille. Elle a insisté sur la nécessité d'une vigilance constante, d'une remise en question des outils d'intervention et d'une volonté inébranlable de transformer durablement les mentalités.
De son côté, Nafissatou Seck, experte en droits humains et genre, a rappelé que les Vbg sont le produit de normes sociales et culturelles profondément ancrées, perpétuant les inégalités de genre. Malgré les efforts du gouvernement et des différents acteurs, la persistance de ce fléau interpelle sur la pertinence des approches actuelles.