À Djibidione, dans le département de Bignona, les populations n'attendent que la dépollution de leurs terres qui, jusqu'ici, sont envahies par des mines.
- La reprise du déminage figure parmi les principales attentes des populations retournées, mais aussi de celles qui aspirent à rentrer. Pour rappel, le Centre national d'action antimines au Sénégal (Cnams), chargé du déminage, a suspendu ses activités en Casamance. « Nous espérons qu'avec la venue du président Diomaye Faye, l'activité va redémarrer. Nous voulons que l'État dépollue nos terres afin que nous puissions rentrer », a soutenu Zakaria Diédhiou, chef du village de Katinoro. Il s'exprimait le mardi 16 décembre, en marge d'une visite de l'Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac) à Djibidione. Cette commune, très affectée par le conflit armé, n'est pas encore déminée.
Les populations qui vaquent à leurs occupations dans la forêt courent le risque de sauter sur un engin explosif. « Des gens sont venus ici, nous ont demandé les anciennes routes. Ils ont posé des balises, puis sont repartis. Nous vaquons à nos occupations, mais nous sommes conscients du risque », confie Ibou Badji, secrétaire du congrès de Djigoudière. Même s'il n'y a pas eu de dégâts jusqu'ici, les villageois sollicitent le déminage de la zone pour être en sécurité et espèrent que le chef de l'État prendra des décisions concernant cette problématique.
Dans la commune de Djibidione, l'armée veille jour et nuit sur les populations. Selon Ibou Badji, certaines mines aperçues par les populations ont été retirées par les militaires. « Nous avons besoin du déminage. Là où nous cultivons les arachides, l'armée a déminé, mais au niveau des rizières, il n'y a pas eu de déminage, tout comme dans les plantations, encore moins dans la forêt que nous exploitons », alerte notre interlocuteur.
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