Le rapport du Pay Research Bureau (PRB), instance indépendante chargée de revoir les salaires et conditions de service dans le secteur public, suscite de vives réactions au sein du corps enseignant. Ce rapport, qui concerne la fonction publique, les autorités locales, les organismes parapublics ainsi que l'Assemblée régionale de Rodrigues, propose une augmentation moyenne pondérée de 15,3 % des salaires, soit presque le double des 7,95 % accordés lors du précédent exercice.
Selon Vishal Baujeet, président de la Government Teachers' Union (GTU), cette hausse vise principalement à rehausser les bas salaires afin qu'ils se situent au-dessus du salaire minimum. Toutefois, son coût - estimé à Rs 10,9 milliards par an - a conduit le gouvernement à opter pour une mise en œuvre progressive : 50 % des augmentations seront appliquées à partir de janvier 2026 et la totalité en janvier 2027. Une décision qui passe mal auprès des enseignants, notamment du primaire.
«Le métier souffre déjà d'un manque criant de reconnaissance professionnelle et sociale, ce qui affecte gravement la motivation et l'attractivité de la profession», souligne Vishal Baujeet. Il regrette que le rapport ne prévoie aucun mécanisme clair pour valoriser l'expérience, l'engagement et l'évolution de carrière des enseignants du primaire.
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La GTU déplore également l'absence de mesures concrètes visant à améliorer l'environnement de travail et le bien-être professionnel. Enfin, l'absence de rétroactivité est perçue comme une injustice majeure par les enseignants, qui estiment ne pas être reconnus à la hauteur de leur contribution essentielle au système éducatif.