Sénégal: Matam-contre saison chaude du riz - 3300 hectares à ensemencer pour relever le défi de la sécurité alimentaire

22 Décembre 2025

Un comité régional de développement a rassemblé à la gouvernance de Matam, ce week-end, des autorités administratives et territoriales, des partenaires financiers et des producteurs de la région, à l'occasion de la cérémonie de lancement de la campagne de contre-saison chaude 2026.

Avec des emblavures de 2800 hectares de riz, avec près de 17 000 tonnes de paddy récoltées, la campagne de contre saison chaude 2025 a permis d'obtenir des résultats appréciables, fortement magnifiés par les acteurs, surtout les producteurs. Un challenge qu'entendent relever les riziculteurs de la région de Matam qui se sont engagés à ensemencer 3 300 hectares pour la campagne de contre-saison 2026, prévue de janvier à juin 2026, soit 500 hectares de plus que la superficie cultivée durant la dernière campagne chaude.

La campagne de contre saison chaude 2026 se distingue toutefois de multiples enjeux. Car, elle lance la mise en exécution du contrat programme de la riziculture signé par le ministère de l'Agriculture de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, et le comité interprofessionnel du riz, au mois de septembre suite aux assises nationales de la filière tenues à Saint Louis, en janvier.

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Après une campagne hivernale fortement marquée par les crues du fleuve Sénégal (inondations, dégradation de parcelles, pertes de culture), la contre saison chaude se traduit aussi comme alternative pour de nombreux producteurs qui ont subi plusieurs dommages.

Mettant ainsi à profit la rencontre, les riziculteurs se sont saisis de l'occasion pour se prononcer sur les défis et contraintes. Ces derniers portent sur la maîtrise de l'eau, les coûts élevés de l'utilisation de l'énergie électrique, l'insuffisance des équipements agricoles, la vétusté des motopompes, la dégradation des parcelles et des canaux d'irrigation, et la gestion des oiseaux granivores, ainsi que la faible quantité de l'engrais et l'insuffisance de semences certifiées, entre autres.

Autant d'attentes qui interpellent la Saed qui déploie déjà, selon les officiels du secteur, des mesures dans la sécurisation de l'eau, la sécurisation de la disponibilité des intrants, mais également dans la mobilisation du matériel agricole ainsi que la réhabilitation des aménagements endommagés.

« Le contrat programme a consigné toutes les contraintes après avoir diagnostiqué et identifié des leviers sur lesquels il faudra s'appuyer pour une valorisation des productions afin de contribuer de manière adéquate aux objectifs de la souveraineté alimentaire », de l'avis du représentant du directeur général de la Saed, Paul Marie Faye.

Le directeur au développement et de l'appui aux collectivités territoriales de la Saed, Abou Sall a rassuré les producteurs des mesures nécessaires qui seront prises par la Saed et ses partenaires, sous l'impulsion du ministère de l'Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l'élevage « pour rendre l'agriculture plus performante et résiliente dans la région ». Exhortant les riziculteurs à se projeter sur l'avenir, il leur a demandé de redoubler d'efforts dans le respect du calendrier cultural, l'usage des équipements agricoles et l'entretien des rizières.

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