La présidentielle en Guinée est prévue le 28 décembre 2025. Mamadi Doumbouya, qui dirige le pays depuis le coup d'État de septembre 2021, fait partie des neuf candidats. RFI vous les présente par ordre alphabétique.
Abdoulaye Yéro Baldé (Front démocratique de Guinée)
Abdoulaye Yero Baldé, 61 ans, est un ancien ministre de l'Enseignement supérieur qui s'est fait connaître en démissionnant pour protester contre le changement constitutionnel qui a permis à l'ex-président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Ce technocrate, économiste de formation passé par la Banque mondiale, le secteur minier et la Banque centrale de Guinée, a pour priorité l'éducation, dont il veut tripler le budget national.
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Carol Valade Makalé Camara (Front pour l'alliance nationale)
Makalé Camara effectue une tournée à l'intérieur du pays pour des meetings. Elle se présente pour la deuxième fois à la présidentielle, après avoir réalisé un score de 0,73 % en 2020. Ministre des Affaires étrangères sous Alpha Condé, elle dispose d'une longue expérience aux hautes fonctions de l'État, depuis les années 1980. Elle est cette année la seule femme candidate à la présidentielle, et elle veut en faire un atout.
Tangi Bihan Mamadi Doumbouya (indépendant)
Candidat indépendant, Mamadi Doumbouya se présente sous la bannière « Bâtir ensemble ». Le militaire dirige la Guinée depuis le coup d'État qu'il a mené contre Alpha Condé. Pour son porte-parole durant la campagne électorale, le Premier ministre Bah Oury, le général vise donc la continuité.
Elhadj Bouna Keita (Rassemblement pour une Guinée prospère)
Elhadj Bouna Keita est un acteur de longue date de la scène politique guinéenne. Président du Rassemblement pour une Guinée prospère, il a commencé sa carrière comme entrepreneur dans les secteurs des mines, des banques ou encore de l'immobilier. Pour cette course à la présidentielle, il axe son programme autour de la prospérité économique, la cohésion nationale et la transformation industrielle.
Abdoulaye Kourouma (Rassemblement pour la renaissance et le développement)
Abdoulaye Kourouma, président du parti Rassemblement pour la renaissance et le développement (RRD), se présente pour la deuxième fois à l'élection présidentielle, après avoir recueilli 0,5 % des suffrages à celle de 2020. Pour sa deuxième candidature, il place la justice au coeur de son programme.
Faya Lansana Millimouno (Bloc libéral)
Ancien enseignant-chercheur à l'École normale supérieure de Manéah, Faya Lansana Milimouno peut se targuer d'une importante expérience à l'étranger : du Canada aux États-Unis, avec des expériences à la Banque mondiale ou encore à l'université de Georgetown. De retour en Guinée, il s'engage aux côtés du candidat à la présidentielle de 2010 Ibrahima Abé Sylla - aujourd'hui son concurrent -, avant de fonder son propre parti, le Bloc libéral. Une formation politique avec laquelle il se présente aujourd'hui, dix ans après sa candidature en 2015, où il était arrivé en quatrième position.
Mohamed Nabé (Alliance pour le renouveau et le progrès)
C'est fin 2022, en créant l'Alliance pour le renouveau et le progrès, que Mohamed Nabé a décidé de prendre son envol et ses responsabilités politiques. Pour ce cadre spécialisé en finances, formé en France et aux États-Unis, seule la réconciliation permettra le développement de la Guinée.
Mohamed Chérif Tounkara (indépendant)
Mohamed Chérif Tounkara est l'une des surprises de cette présidentielle, sa candidature ayant été validée par 112 parrainages, le minimum requis. Opérateur économique, expert en pierres précieuses, il souhaite axer son programme sur la jeunesse avec, notamment, un relèvement du niveau de l'éducation qu'il estime faible.
Ibrahima Abé Sylla (Nouvelle génération pour la République)
Spécialiste des réseaux électriques, formé aux États-Unis, Ibrahima Abé Sylla, ministre de l'Énergie entre novembre 2021 et aout 2022, compte poursuivre le travail déjà accompli. Mais en cas de victoire à la présidentielle, sa première décision sera judiciaire.
