La ville de Bukavu, au Sud-Kivu, a retrouvé son calme ce mercredi 24 décembre, après une journée de vive tension la veille, mardi 23 décembre. Les activités, paralysées toute la journée, ont repris normalement ce matin : magasins et boutiques ont rouvert, le transport en commun fonctionne à nouveau et la quiétude est revenue dans les quartiers périphériques touchés par des explosions. Celles-ci ont causé des dégâts humains et matériels, notamment dans la commune populaire de Kadutu.
Vers 9 heures mardi, des tirs d'armes automatiques provenant des périphéries de la ville avaient retenti, touchant particulièrement la commune de Kadutu. Parmi les victimes, un pasteur d'une église locale a succombé à une balle perdue à Buholo 1er, dans le quartier Mosala, alors qu'il se trouvait dans l'enceinte de son lieu de culte. À Panzi, un autre quartier, un engin explosif a endommagé la toiture et une partie du mur d'une maison résidentielle.
Cette tension était née de deux positions opposées. D'un côté, les composantes de la société civile du Sud-Kivu avaient décrété une journée « ville morte » et appelé la population à organiser une marche de soutien au M23, à l'initiative de ce mouvement rebelle. De l'autre, des témoins rapportent que les Wazalendo se sont regroupés autour de la ville pour dissuader les habitants de répondre à cet appel. Cet imbroglio a plongé Bukavu dans une léthargie, empêchant la population de vaquer à ses occupations.
Les habitants étaient restés confinés chez eux, dans l'attente de l'évolution de la situation.
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