Six mois de prison ferme et le paiement de 11 millions de FCfa de dommages et intérêts à la partie civile. C'est la peine que le tribunal de grande instance de Guédiawaye a infligée, hier, à M. D. Dégaye. Le promoteur immobilier a vendu un terrain à M. A. Kane, courant 2023. Lorsque le mandataire de celui-ci s'est rendu sur le site, la parcelle était déjà clôturée. En plus, le prévenu est devenu injoignable.
Cependant, lorsque M. Kane a déposé une plainte en 2024, le promoteur s'est engagé à lui rembourser. Las de courir derrière son argent depuis un an, l'acheteur a réactivé le dossier.
De son côté, le prévenu a affirmé avoir vendu un terrain disposant d'un décret présidentiel et d'une autorisation de construire. Il avait, selon ses dires, suggéré à la partie civile d'entamer des démarches pour régulariser les papiers restants auprès d'autres services compétents. Il a indiqué lui avoir conseillé de saisir la justice lorsqu'il a appris qu'un certain Sène avait clôturé le site.
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Malgré ses dénégations, le représentant du parquet a requis deux ans ferme. Une peine que Me Papa Mor Niang, avocat de la défense, trouve excessive. Car, a-t-il argué, son client est de bonne foi, au regard de l'assistance qu'il a apportée au mandataire de la partie civile. Me Niang a sollicité la relaxe ou, à défaut, une application bienveillante de la loi.