Le monde de la dame S. Diédhiou s'est effondré lorsque des proches, parmi lesquels son frère, lui ont appris qu'ils venaient de voir ses photos intimes sur le statut de son petit ami L. Mbogué.
Le couple a eu une dispute et les deux amants se sont injuriés. S. Diédhiou a par la suite, mis un terme à la relation amoureuse. Le peintre a exposé sa nudité pour se venger de la rupture. S. Diédhiou a déposé une plainte pour collecte illicite de données à caractère personnel et diffusion d'images contraires aux bonnes mœurs. Hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, le prévenu a clamé son innocence. L. Mbogué a affirmé que la partie civile a pris les photos après leurs ébats.
Il a déclaré que seuls trois contacts ont vu les images, avant qu'il ne les supprime. Il a ajouté qu'il ignorait que cela constituait un délit. « Étant donné qu'elle a pris des photos de son amant et elle, assise sur lui, nue, est-ce qu'elle peut s'offusquer d'une photo sur laquelle elle dormait ? » À cette interrogation du représentant du parquet, la partie civile a expliqué que la photo sur laquelle elle dormait, a été prise à son insu et ceux qui la connaissent n'ont eu aucun mal à la reconnaître. Elle lui en veut d'avoir publié ses photos intimes.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
En 14 mois de relation, S. Diédhiou avait une confiance aveugle en son amant. La partie civile n'a pas réclamé de dommages et intérêts. La défense a reconnu que son client a commis un acte regrettable, posé sous le coup de la colère. La diffusion d'images contraires aux bonnes mœurs est constante mais pas la collecte illicite de données à caractère personnel parce que pour beaucoup de photos, elles ont été prises par la partie civile.
Le conseil a sollicité la clémence. L. Mbogué a été relaxé pour la collecte illicite de données à caractère personnel et condamné à deux ans de prison dont un mois ferme pour diffusion d'images contraires aux bonnes moeurs. Le tribunal a donné acte à la partie civile de son désistement.