Du sang, encore du sang, toujours du sang. Il ne se passe pas un jour sans que des crimes odieux ne défraient la chronique. Une femme est abattue par son mari à Keur Mbaye Fall. Ce dernier aurait avoué aux enquêteurs qu'il ignorait que l'arme était chargée et que c'est en la manipulant qu'il a atteint son épouse par accident.
Alors que ce drame conjugal est loin de connaître son épilogue, le corps calciné d'un garçon de huit ans a été retrouvé sous les décombres d'une maison consumée par le feu à Narry Tally. Vraiment triste. Et pour couronner cette semaine macabre, un jeune, suite à un différend de 200 FCfa, a été mortellement poignardé par un de ses camarades à Diamaguène. Face à cette spirale de violence et la permanence de l'horreur qui provoquent une indignation croissante chez les populations, la colère gronde chaque fois, mais à l'arrivée, rien.
Infanticide, parricide, encore appelé meurtre d'un ascendant légitime ou naturel sous d'autres cieux, féminicide et filicide sont autant d'actes qui poussent à méditer sur le caractère barbare, sadique de l'Homme. Et s'interroger sur les raisons qui pousseraient un parent à tuer, son enfant surtout. Chaque jour, des crimes odieux, ignobles, d'enfants sont commis, nous révoltent et nous plongent dans un profond désarroi, une immense tristesse. Ces actes incompréhensibles alarment, choquent au plus haut point.
Les enfants sont une bénédiction de Dieu. Ils sont une source inépuisable de bonheur, de joie. Ils donnent un but à nos vies qu'ils inondent de plaisir et de fierté. Il est du devoir de tout parent de prendre soin de sa progéniture, de l'élever comme il se doit, surtout qu'en avoir est une chance. Beaucoup paieraient cher pour voir, de leur vivant, leurs enfants grandir, réussir et fonder à leur tour une famille.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Mais, l'histoire a souvent démontré que certains ne méritent pas d'en avoir pour la simple raison qu'ils ne mesurent pas le cadeau que leur a offert Dieu, au moment où d'autres souhaiteraient en avoir et se trouvent dans l'incapacité d'en faire. Parfois, les profondeurs de l'âme humaine sont tellement insondables qu'il est difficile de comprendre ce qui peut bien motiver un père ou une mère de famille à commettre l'irréparable en tuant sa progéniture.
Des études ont démontré qu'il y a filicide par maltraitance, par négligence ou par vengeance pour faire souffrir l'autre parent. Les mères tuent de façon plus « douce », tandis que les pères, plus cruels, frappent, étranglent, égorgent...
Une monstruosité de l'acte criminel qui ne dédouane pas le criminel, qu'il soit le père ou la mère. En effet, rien ne justifie le fait de donner la mort, quelles qu'en soient les raisons. Ces exterminateurs familiaux, il y en a à la pelle dans ce monde, dans notre pays aussi. Quelqu'un qui se complait à tuer ses enfants n'a pas de place dans une société comme la nôtre.
Malheureusement, nous vivons dans un monde où pullulent des psychopathes, des malades mentaux. Et dans notre inconscient, le malade mental est celui qui est interné dans un asile, qui est enchaîné à son lit, qui a un comportement bizarre. Or, ils sont là, ces psychopathes. Ils rôdent autour de nous, menacent notre existence.
Dans la sourate An-Nisa, au verset 93, Dieu avertit : « Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l'enfer, il y demeurera éternellement. Et Dieu le frappe de sa colère, le maudit et il aura un châtiment énorme ». Tuer son enfant est une abomination, une circonstance aggravante, qui mérite la guillotine. Il est déplorable que chaque fois qu'un filicide se produit, les conseils du meurtrier n'hésitent pas à plaider l'aliénation mentale.
Leur éternel refrain est qu'il ne suffit pas qu'une faute ait été commise pour que la responsabilité de son auteur soit engagée et que pour que le crime lui soit imputable, il doit avoir conscience de son acte, être capable de savoir s'il commet ou non un écart de conduite. Ã ce rythme-là, les exterminateurs risquent de ne vraiment pas chômer.