Par définition, le taux de pression fiscale est mesuré par le ratio « Charges fiscales sur valeur ajoutée ». Selon l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), comparativement à l'année 2023, le taux de pression fiscale s'est accru de 0,6 point pour s'établir à 22,7% en 2024.
Cette hausse, explique l'Ansd, est principalement portée par la pression fiscale du secteur des services (+2,9 points) et atténuée par la baisse enregistrée au niveau des secteurs du commerce (-4,5 points), des Btp (- 1,5 point) et des industries (- 1,2 point). Suivant les macros secteurs, le commerce enregistre le plus fort taux de pression fiscale (34,3%) suivi des Btp (24,1%), des services (22,3%) et de l'industrie (20,1%).
L'Ansd informe que l'impôt sur le résultat rapporté à la valeur ajoutée globale a augmenté de 0,5 point en passant de 7,4% en 2023 à 7,9% en 2024.
L'analyse de la répartition des impôts payés par macro-secteur indique que les services et l'industrie ont payé plus d'impôts en 2024 avec des proportions respectives de 43,9% et 35,1%. Ils sont suivis par le commerce (14,7%) et les Btp (6,3%).