Le général à la retraite Richard Ravalomanana s'oppose à son arrestation. Alors que des éléments de la Gendarmerie nationale étaient déployés à proximité de son domicile à Ambatovinaky, dans l'après-midi du 24 décembre, pour procéder à l'exécution du soit-transmis n°933-PRT le liant à une affaire d'atteinte à la sûreté de l'État, l'ancien président du Sénat aurait pris les armes pour y faire face. Selon des informations ayant circulé sur les réseaux sociaux, le général surnommé « Bomba » aurait fait savoir qu'il ne se laisserait pas faire et qu'il était prêt à se battre jusqu'au bout, quitte à y laisser sa vie.
Déterminé, il aurait contacté ses enfants et des membres de sa famille pour leur dire au revoir. Il aurait également joint la procureure générale, signataire du soit-transmis ordonnant son arrestation, afin de demander des explications. Par ailleurs, une convocation à son nom, sommant ce général de la gendarmerie à la retraite de se présenter auprès du Commandement de la Gendarmerie au Toby Ratsimandrava, a largement circulé sur les réseaux sociaux. Face à sa détermination, les forces de l'ordre auraient finalement quitté les lieux. Son arrestation serait ainsi reportée sine die. D'après les informations recueillies, des pourparlers seraient actuellement en cours afin de le convaincre de se présenter de son plein gré pour les besoins de l'enquête.
Démissionnaires d'office
Ce projet d'arrestation fait suite à son éviction du Sénat. En effet, plus tôt dans la journée de mercredi, la Haute Cour Constitutionnelle a rendu des arrêts déclarant démissionnaires d'office les sénateurs Lalatiana Rakotondrazafy Henriette et Richard Ravalomanana, en raison de leur absence à l'ensemble des séances tenues au Sénat durant la deuxième session ordinaire du Parlement.
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Cette décision a été prise conformément aux dispositions de l'article 80 de la Constitution, de l'article 8 du Règlement intérieur du Sénat et de l'article 21 de la loi organique régissant le fonctionnement de la Chambre haute. Elle ferait suite à une saisine du président par intérim du Sénat, Ndremanjary Jean André. Les autorités de la Refondation n'auraient donc pas souhaité attendre la fin du mandat des sénateurs, prévue dans quelques semaines. Figure parmi les personnalités les plus décriées sous le régime précédent en raison de ses agissements, le général Richard Ravalomanana aurait désormais peu de chances d'échapper aux poursuites engagées à son encontre. Affaire à suivre.*