Dans les allées animées du marché de Jacqueville, l'émotion est palpable. Sans annonce préalable, la visite de la docteure Aka-Adjo Marie-Ange suscite une vague d'embrassades et de bénédictions. « La fille de Jacqueville », l'appellent ces femmes qui la connaissent depuis longtemps.
Un surnom qu'elle assume désormais pleinement : « fille du peuple », portée non par des autorités locales, mais par ces sans-voix et laissés-pour-compte qu'elle dit refuser de voir appauvris pour mieux être achetés au moment des élections. À Jacqueville, lorsque la blouse médicale entre dans l'arène politique, ce n'est ni un hasard ni une ambition éphémère. C'est la continuité d'un serment.
En se lançant dans la course aux législatives du 27 décembre 2025, la diabétologue transforme son engagement de soignante en combat citoyen, avec pour boussole le rééquilibrage démocratique.
Rencontrée le mardi 23 décembre 2025 à la permanence du Pdci-Rda au quartier Kakou, la candidate du parti septuagénaire rappelle que son engagement prend racine en 2021, après le décès de sa tante, Laurette Yacé Demel figure respectée de la localité et ex-députée.
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Depuis, elle sillonne inlassablement quartiers et 53 villages de la circonscription, tissant un lien de proximité fondé sur l'écoute et la solidarité.
Déterminée à reconquérir un siège perdu en 2021, elle appelle surtout à des élections apaisées, transparentes et acceptées de tous, pour une Jacqueville réconciliée avec sa démocratie.