Soudan: Al-Burhan - Nous n'accepterons ni trêve ni cessez-le-feu tant que la milice rebelle est présente sur un pouce de la patrie

 Le Président du Conseil de Souveraineté Transitoire, Lieutenant Général Abdel Fattah Al-Burhan, a déclaré que le Soudan n'acceptera ni trêve ni cessez-le-feu tant que la milice rebelle est présente sur un pouce du territoire national.

Lors d'une rencontre avec des personnalités de la société soudanaise et turque, des organisations de la société civile et des médias au siège de l'ambassade du Soudan à Ankara, il a expliqué que l'initiative présentée par le Premier Ministre, Dr Kamel Idris, à l'ONU à New York est l'initiative du gouvernement du Soudan pour traiter la crise et qu'elle a été approuvée par le Conseil de Souveraineté et le Conseil des Ministres.

Des réunions du Conseil de sécurité et de défense seront ensuite organisées pour mettre en place les mécanismes nécessaires à l'adoption et à la promotion de cette initiative par tous les secteurs de l'État, afin qu'elle devienne la seule initiative répondant aux aspirations du peuple soudanais.

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Il a ajouté : « Nous ne sommes pas des bellicistes », précisant qu'il s'était entretenu avec le Président des Émirats Arabes Unis il y a un an au sujet de la nécessité de stopper le soutien apporté par son pays pour la milice terroriste rebelle du Soutien rapide. Ce dernier lui avait promis de le faire, mais n'a pas tenu sa promesse.

Il a dit que la délégation du Soudan a aussi rencontré la délégation des Émirats une autre fois aux États-Unis en présence des représentants du Quartet, et que la délégation des Émirats n'a pas pu se défendre. Il est étrange qu'ils aient intensifié leur escalade contre le Soudan. ce qui nous a poussés à dire aux autres membres du Quartet que les Émirats ne devraient pas être partenaires dans la solution, car ils ne veulent pas nous écouter et ne veulent pas répondre à nos demandes.

Le Président du Conseil de Souveraineté a ajouté que le Soudan fait pleinement confiance aux intentions de l'Arabie saoudite et de l'Égypte, ainsi qu'aux bonnes intentions manifestées par l'administration américaine, Il a exprimé sa confiance en leur capacité à résoudre le problème et à maintenir la paix au Soudan à l'avenir.

Al-Burhan a déclaré que le président américain devait voir la question soudanaise du point de vue des Soudanais et qu'il est capable de régler la crise, d'autant plus qu'il veut être l'homme de la paix cette année.

Al-Burhan a affirmé sa confiance dans la défaite de la rébellion et a ajouté : « Ceux qui nous conseillaient auparavant de nous rendre doivent maintenant conseiller la milice de se rendre, et nous sommes convaincus que nous remporterons la victoire sur la milice rebelle. »

Le Président du Conseil de souveraineté a souligné la nécessité de la solution militaire avant celle politique, ajoutant que « la solution militaire ne doit pas nécessairement aboutir au combat, mais peut aboutir à la capitulation ».

Il a adressé un message indiquant que le Soudan n'est pas faible et est capable de faire face à toute agression, affirmant la puissance de la volonté populaire et son soutien à son armée.

Il a dit que le Soudan a une politique étrangère connue de tous dans ses relations avec les pays voisins, ajoutant « Nous n'avons jamais été un pays d'agression envers aucun pays voisin », mais il y a toujours des répercussions de la guerre actuelle sur l'environnement régional, ajoutant que malgré toutes les interactions que nous observons dans la région, nous ne répondrons pas à ces pays par l'hostilité, mais nous nous réservons le droit de défendre l'État Soudanais, ajoutant : « Nous savons qu'il y a des rassemblements ici et là, et le Soudan n'est pas un pays faible ».

Le Président du Conseil de Souveraineté a salué le niveau avancé atteint par les relations soudano-turques et a déclaré qu'à partir d'aujourd'hui, la relation avec la République Turque deviendrait une relation stratégique future et durable, en faisant allusion aux complications bureaucratiques qui ont empêché la mise en œuvre de certains accords entre les deux pays.

Il a promis de lever tous les obstacles entravant les investissements Turcs au Soudan, y compris la suppression des restrictions sur les visas d'entrée pour les hommes d'affaires Turcs afin qu'ils puissent entrer dans le pays sans visa.

Il a souligné que les projets de reconstruction, d'infrastructure et d'énergie nécessitent la vaste expertise turque dans ces domaines.

Il a fait allusion aux contributions notables de la Turquie aux initiatives de la paix dans la région, soulignant ses contributions à Gaza et dans de nombreux événements en cours dans le monde, soulignant son expérience dans le traitement de la crise avec le Parti des travailleurs du Kurdistan, qui est une expérience digne d'être suivie. C'est pourquoi nous avons demandé au Président Turc, en raison de son expérience et de ses relations, d'intervenir d'aider le Soudan à parvenir à une solution à la crise soudanaise.

Il a précisé que le Président Erdogan avait accueilli favorablement cette demande et le Président Al-Burhan a affirmé sa confiance dans le Président Turc pour résoudre la crise.

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