Congo-Kinshasa: L'Entreprise générale du cobalt veut rassurer après la suspension des unités d'exploitation artisanale

En RDC, après la suspension la semaine dernière des unités de traitements de la production artisanale de cuivre et de cobalt par le ministère des Mines, les creuseurs n'ont plus d'acheteurs et ils s'inquiètent. L'Entreprise générale du cobalt tente de les rassurer et elle déclare que ces contrôles sont dans leur intérêt.

Trente pour cent de la population congolaise dépend de l'activité minière artisanale en RDC, s'alarme Joseph Dunia, avocat et membre de la société civile au sein de l'ONG Promotion de la démocratie et des droits de l'homme. Selon lui, le gouvernement doit renoncer à la suspension des unités de traitement. « Aujourd'hui, l'exploitation minière artisanale est une alternative incontournable aux ménages, à la scolarisation des enfants, à l'alimentation des enfants. Je crois que c'est un appel pressant à ce que le ministre des Mines, tous le gouvernement, les membres du Parlement demandent à ce que le ministre retire cet arrêté ».

De son côté Eric Kalala le directeur général de l'Entreprise générale du cobalt, créée par l'État congolais pour commercialiser les minerais artisanaux stratégiques, dont le cobalt, répond que le but de cette suspension est d'améliorer le sort des producteurs artisanaux.

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« L'idée n'est pas de suspendre l'activité des mines artisanales, mais d'assurer un bon respect par les entités de traitement des règles et des lois régissant le domaine, d'améliorer les conditions de rémunération des coopératives et des artisanaux, et puis renforcer et améliorer la gouvernance dans le secteur. Je sais qu'il y a beaucoup d'impatiences, elles sont légitimes, mais notre voeu, c'est de rassurer, de faire des appels au calme pour dire que l'on travaille sur le dossier de manière très sérieuse, pour leurs intérêts ».

La suspension ne devrait, selon Eric Kalala, durer que quelques semaines, le temps que la commission créée par l'arrêté ait fini ses contrôles.

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