Afrique: Soutenance de thèse à l'Université de Tours - Mohamed Coulibaly interroge l'efficacité des financements intermédiés du continent

30 Décembre 2025

Le monde universitaire a récemment été le cadre d'un rendez-vous scientifique de premier plan. Mohamed Coulibaly, doctorant en sciences économiques, a soutenu publiquement sa thèse intitulée « Essais sur l'efficacité des financements intermédiés en Afrique » le 16 décembre 2025, à l'Université de Tours, au sein de la Faculté de droit, économie et sciences sociales (bâtiment B, salle du conseil). À l'issue de cette soutenance, il a obtenu la mention très honorable avec les félicitations du jury.

Inscrite à l'École doctorale Sciences de la société : territoires, économie, droit (Ssted) et rattachée au Laboratoire d'économie d'Orléans (Leo), cette thèse a été dirigée par le professeur Gervasio Semedo, maître de conférences habilité à diriger des recherches (Hdr) à l'Université de Tours.

Au cœur des travaux de Mohamed Coulibaly se trouve une problématique centrale du développement économique africain : l'accès des petites et moyennes entreprises (Pme) au financement.

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Face aux limites du crédit bancaire classique, les financements intermédiés, déployés par les institutions financières internationales à travers des banques et institutions locales, apparaissent comme une alternative stratégique. Toutefois, leur efficacité demeure sujette à débat dans la littérature économique.

À travers trois essais rigoureux, mobilisant des méthodes économétriques avancées -- notamment la régression logistique, l'appariement par score de propension et l'équilibrage de l'entropie -- le doctorant analyse l'impact réel de ces mécanismes en Afrique. Ses travaux s'appuient sur des données issues de la Banque africaine de développement (Bad), de la Banque européenne d'investissement (Bei), de la Banque mondiale, ainsi que de l'Afd/Proparco.

Les résultats mettent en évidence une relation nuancée entre le niveau de développement financier et les flux de financements intermédiés, soulignent le rôle déterminant de la gouvernance et des institutions, et démontrent que ces financements contribuent à réduire la fragilité économique des pays bénéficiaires.

Le jury de soutenance était composé d'éminentes personnalités académiques et institutionnelles, parmi lesquelles les professeurs Maxime Menuet, Jude Eggoh, Patrick Villieu, Nathalie Levy, Alexandra Popescu, ainsi que Cédric Achille Mbeng Mezui, représentant de la Banque africaine de développement.

Par la solidité de ses analyses et la portée de ses recommandations, cette thèse apporte une contribution significative au débat sur le financement du secteur privé en Afrique et plaide pour un engagement renforcé en faveur des Pme, véritables moteurs de croissance économique et de création d'emplois sur le continent.

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