Quelques heures après la publication des résultats provisoires de l'élection présidentielle du 28 décembre dernier plaçant le Général Mamadi Doumbouya en tête avec 86% des suffrages, Abdoulaye Yéro Baldé, candidat du Front démocratique de Guinée (FRONDEG) a animé un point de presse dans l'après-midi de ce mercredi 31 décembre 2025 au siège de sa formation politique sis à Lambangni dans la banlieue de Conakry, a constaté Aminata.com à travers l'un de ses reporters.
"Les résultats officiels annoncés nous placent en deuxième position. Mais je dois vous dire la vérité telle qu'elle est : ces chiffres ne reflètent pas votre volonté. Là où les citoyennes et les citoyens ont pu voter librement, sans pression ni intimidation, là où les procès-verbaux ont pu être établis et transmis normalement, le verdict populaire a été clair : le peuple nous a placés en tête. Nous allons user de toutes les voies légales pour exiger un rétablissement de la vérité. Tout le monde connaît les conditions dans lesquelles ces résultats ont été produits, et tout le monde comprend ce qu'ils signifient. Ce n'est pas seulement un score que l'on annonce : c'est une suppression de la souveraineté du citoyen. Mais on n'efface pas une nation, on n'étouffe pas durablement une volonté populaire. Ces résultats fabriqués ne nous affaiblissent pas. Ceux issus réellement des urnes clarifient la réalité politique de notre pays. Ils établissent publiquement une évidence : nous représentons aujourd'hui le principal choix civil, la principale alternative, celle autour de laquelle des millions de Guinéens se sont levés avec courage et dignité. Notre position reste ferme. Ces résultats ne reflètent pas la réalité des urnes", a-t-il dénoncé.
Classé deuxième par la direction générale des élections, le candidat Abdoulaye Yéro Baldé ne compte pas croiser les bras et se remettre à Dieu.
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"Nous mesurons pleinement les attentes placées en nous, ainsi que les risques auxquels notre pays est confronté. Et c'est précisément pour cela que nous le disons avec gravité : nous n'appellerons pas notre peuple à se mettre en danger. Notre lutte est politique ; elle est stratégique ; elle est tournée vers la construction, pas vers la destruction. Diriger, c'est savoir quand la pression existe, savoir quand ne pas la relâcher, sans jamais sacrifier des vies. Nos équipes juridiques sont déjà mobilisées pour engager les recours nécessaires auprès de la cour suprême", a-t-il fait savoir.