Cameroun: Célestin Bedzigui contre Maurice Kamto - L'imbroglio numérique qui secoue le pays

1 Janvier 2026

Le paysage politique camerounais entame l'année 2026 sous une tension électrique suite à une virulente sortie de Sa Majesté Célestin Bedzigui contre Maurice Kamto.

Le président du Parti de l'Alliance Libérale a publiquement fustigé le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun après la diffusion d'une image controversée sur les réseaux sociaux. Cette querelle repose sur une publication montrant le portrait du Chef de l'État Paul Biya associé à des symboles apocalyptiques et des qualificatifs jugés outrageants par le camp présidentiel. Cependant, l'incident soulève une question de fond sur la fiabilité de l'information à l'ère de la cyberguerre où les comptes parodiques pullulent.

Célestin Bedzigui accuse formellement Maurice Kamto d'avoir franchi le seuil de l'abomination politique en profanant l'image institutionnelle du pays. Pour l'allié du pouvoir, cet acte de désacralisation vise à brouiller le message de fin d'année du Président de la République. Pourtant, l'analyse des faits suggère une confusion majeure entre la communication officielle et les publications de pages de soutien non affiliées. Cette situation expose la fragilité de la communication politique actuelle, où des personnalités de premier plan réagissent avec véhémence à des contenus dont l'authenticité reste à prouver.

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La virulence de cette charge illustre le fossé grandissant entre les différentes factions de la scène nationale alors que les enjeux électoraux futurs se dessinent. En qualifiant Maurice Kamto de renégat politique et en appelant à la fermeté des autorités, Célestin Bedzigui place le débat sur le terrain de la protection des institutions. Cette crise médiatique témoigne d'une radicalisation des discours où l'insulte remplace parfois le débat d'idées. Le respect des institutions, bien que fondamental en République, se heurte ici à la complexité des plateformes numériques où l'usurpation d'identité est un outil de manipulation fréquent.

Dans ce climat délétère, la vigilance citoyenne est plus que jamais sollicitée pour distinguer le vrai du faux. L'actualité politique camerounaise est désormais rythmée par ces escarmouches digitales qui masquent souvent les véritables préoccupations sociales et économiques du peuple. Que la publication provienne ou non du compte certifié de Maurice Kamto, le mal est fait : la scène politique s'enfonce dans une spirale de haine qui fragilise la cohésion nationale. La nécessité d'un encadrement strict de la parole publique et d'une vérification rigoureuse des sources devient un impératif pour préserver la stabilité et l'éthique républicaine au Cameroun.

MAURICE KAMTO ET L' OUTRAGE DE TROP.

En ces jours où tous les hommes dans le monde se font le devoir d' exprimer leurs pensées positives à l' attention de leurs prochains pour la Nouvelle Année, j' ai eu le grand étonnement et la profonde douleur de tomber sur la page Facebook Kamto Officiel où le propriétaire du compte a affiché un portrait du Président Biya sur le front duquel était porté le chiffre biblique de la bête (Satan) de l' Apocalypse, soutenu en sous-titres par des qualificatifs infâmes sur le Chef de l' État.

Que le propriétaire de cette page, Maurice Kamto, se soit cru autoriser à poser un tel geste autant inattendu qu' inacceptable participe d' une volonté féroce de diabolisation du Président de la République. Le choix du moment n' est d' ailleurs pas fortuit, le but visé étant de brouiller de manière subliminal le message de fin d' année du Président de la République.

La guerre cybernétique engagée depuis quelques années par Maurice Kamto a ainsi atteint un sommet. Elle a franchi les limites de l' inacceptable en République et de l' abomination en politique.

Le devoir civique et l' obligation première du citoyen sont le respect des institutions. Le Président de la République en est l' incarnation. Et nous, leaders politiques supposés être les phares de notre société en sommes les plus redevables. L' acte avéré de profanation de image du Président Biya perpétré par Maurice Kamto participe d'une volonté de désacralisation de celui que la majorité des suffrages des Camerounais vient de confirmer à la tête de l' État. Au delà de la personne de Biya, c' est donc l' expression de la volonté du peuple camerounais qui est ici bafouée.

Ce faisant, les abysses de la déraison dans lesquelles Maurice Kamto sombre sont la preuve de sa nature réelle, un looser enivré de haine qui recherche une consolation en projectant sur le Président de la République le personnage réel qu' il est lui même. L' indignité ainsi affichée ne peut qu'éveiller la conscience patriotique des citoyens sains d' esprit sur sa dangerosité.

Il s' agit d' une grave violation de la décence de la communication politique qui ne saurait laisser indifférent les Camerounais attachés aux valeurs de la République et à celui-là qui les incarne. Cette violation devrait être la dernière, ce qui interpelle les autorités de la République chargées de la protection des institutions. Il leur revient en cette circonstance d' assumer sans complaisance leurs missions.La plus grande fermeté s' impose dans la réplique nécessaire que mérite cet affront pour la protection que nous devons à celui qui est la clé de voûte de nos institutions.

Par son geste. Maurice Kamto s' est placé hors de lois de la République. Il a choisi d' être un renégat politique. Et s' il reste un minimum de sens citoyen à ses suiveurs, ils devraient interroger à travers son geste insensé sa lucidité politique.

Que chaque citoyen sain saisisse donc cet occasion pour qu' en ce début d' année, il renforce sa vigilance à l' égard de ceux là dont les postures trahissent leur intention de détruire le socle de l' État qui nous protège et des institutions qui les animent et dont l' incarnation est le Président de la République.

Mes salutations citoyennes et mes voeux de Santé, de Bonheur et de Paix les meilleurs pour l' Année 2026.

Sa Majesté Célestin Bedzigui

Commandeur de l' Ordre de la Valeur

Président du Parti de l' Alliance Libérale

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