Burkina Faso: Politique de développement - Le Plan national de développement 2026-2030 validé

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé la session du comité d'orientation et de supervision consacrée à l'examen et à l'adoption du Plan national de développement (PND) 2026-2030, mercredi 31 décembre 2025, à Ouagadougou.

Le processus d'élaboration du Plan national de développement (PND) 2026- 2030 lancé, le 9 mars 2025, est à une étape décisive de sa formulation. A cet effet, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé les travaux de la session du comité d'orientation et de supervision consacrée à l'examen et à l'adoption du PND 2026-2030, mercredi 31 décembre 2025, à Ouagadougou.

Le Premier ministre a indiqué que la session vise à examiner la cohérence du PND 2026-2030 avec la vision de développement portée par le chef de l'Etat, analyser des innovations introduites dans le référentiel, identifier des questions d'ordre stratégique et politique à transmettre au Conseil des ministres et mener des échanges sur toutes les questions pertinentes. Il a, en outre, soutenu que ce référentiel stratégique organise les priorités nationales autour de 4 piliers structurants. A l'entendre, le premier pilier porte sur la consolidation de la sécurité, la cohésion sociale et la paix.

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Le deuxième est relatif à la refondation de l'Etat et l'amélioration de la gouvernance. Le troisième est consacré au développement du capital humain et le quatrième est

réservé à développer les infrastructures et transformer durablement l'économie. « La mise en oeuvre effective et efficiente des actions adossées à ces piliers devraient permettre de réaliser l'objectif global du PND qui est d'impulser un développement socio-économique endogène et inclusif fondé sur l'engagement patriotique et la souveraineté nationale dans un environnement de sécurité et de paix », foi du Premier ministre.

Répondre aux aspirations du peuple

Selon lui, le PND adopte résolument l'approche programme renforcée par les Initiatives présidentielles afin d'accélérer les résultats, de consolider la cohérence des actions publiques et de maximiser l'efficacité de la dépense. « Cette approche favorise les synergies, améliore la coordination et l'efficacité des interventions dans le respect du leadership national et de l'alignement des partenaires sur nos priorités souveraines »,

a-t-il affirmé.

A son avis, le PND 2026-2030, en ouvrant son dispositif de suivi-évaluation à un large éventail d'acteurs nationaux et en confiant la mise en oeuvre des investissements prioritaires aux communautés, aux collec-tivités territoriales et aux institutions de l'Etat, consacre la transparence, la redevabilité et l'appropriation nationale comme levier essentiel pour répondre aux aspirations légitimes du peuple.

A l'issue des travaux, Jean Emmanuel Ouédraogo a confié que les analyses ont permis de confirmer la cohérence du PND 2026-2030 avec les orientations de la Révolution progressiste populaire. «Le document se présente désormais comme un véritable pacte national pour la transformation structurelle de notre économie, la consolidation de la sécurité et de la paix, la refondation de l'Etat et la promotion d'un développement endogène inclusif et souverain », a-t-il avancé.

Et d'assurer que le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour assurer une mise en oeuvre rigoureuse du PND 2026-2030 dans un esprit de synergie et de gestion axée sur les résultats. En termes d'innovations importantes apportées à la politique nationale de développement, le ministre de l'Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a relevé le repositionnement de l'Etat dans la sphère économique en termes d'intervention et l'approche programme.

« Les quatre piliers sont assortis d'une vingtaine de programmes qui permettent d'avoir une orientation claire sur notre processus de développement », a-t-il précisé. A celles-ci, il a ajouté la prise en compte des coordonnateurs des projets et responsables des structures

dans les revues ainsi que l'identification des accélérateurs, c'est-à-dire des actions majeures qui vont permettre d'atteindre rapidement les objectifs des programmes. Il a fait savoir que le coût global du Plan sur les cinq ans est de 36 000 milliards F CFA dont 64% financé sur les ressources propres de l'Etat.

« A partir de nos ressources souveraines, nous pouvons transformer durablement notre économie et améliorer les conditions de nos populations », a-t-il assuré. Pour y parvenir,

le ministre Nacanabo a dit compter sur les secteurs privés, la mobilisation à travers l'actionnariat communautaire et aussi le financement extérieur suivant les conditions définies.

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