L'un des sites touristiques les plus emblématiques du Togo, la cascade de Kpimé, située dans la région des Plateaux, suscite un intérêt croissant de la part de l'Union européenne.
À la croisée des enjeux énergétiques et touristiques, le site pourrait connaître une transformation importante dans les prochains mois.
Selon Gwilym Ceri Jones, ambassadeur de l'Union européenne à Lomé, la Commission européenne prévoit de lancer prochainement des travaux de réhabilitation et de renforcement du barrage hydroélectrique installé sur le site. L'objectif est d'accroître significativement la capacité de production des infrastructures existantes.
Le projet prévoit la mise en place d'un centre hybride, combinant le barrage hydroélectrique et une petite unité photovoltaïque. « C'est une vraie potentialité qui est là en termes d'énergies renouvelables. Et si on arrive vraiment à déployer tout ce qui est envisagé, le barrage sera capable, à lui seul, de produire le cinquième de la production nationale. C'est significatif », a souligné le diplomate européen.
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Au-delà de l'énergie, les autorités togolaises nourrissent également de fortes ambitions pour faire de Kpimé un pôle majeur de l'écotourisme. Le projet prévoit l'aménagement du site avec des infrastructures de divertissement, de restauration et d'accueil afin d'inciter les visiteurs à prolonger leur séjour.
Parmi les chantiers prioritaires figure la création d'hôtels.
Une piscine artificielle, alimentée par la captation de l'eau, devrait également voir le jour.
À terme, la cascade de Kpimé pourrait ainsi devenir un modèle intégré de développement local, alliant production d'énergie propre, valorisation touristique et retombées économiques pour les communautés riveraines.