Madagascar: Lutte contre le Mpox - La réduction des contacts physiques préconisée

Afin de contenir la propagation de la variole du singe, le Dr Désiré Rakotoarimino, directeur général de la médecine préventive (DGMP), recommande le respect des mesures barrières.

Seize cas suspects de Mpox ou variole du singe ont été détectés à Mahajanga, selon le rapport du ministère de la Santé publique. Parmi ces cas, cinq ont été confirmés positifs après analyses biologiques réalisées par le Laboratoire des analyses médicales de Madagascar (LA2M) et l'Institut Pasteur de Madagascar (IPM). Ce bilan épidémiologique a été communiqué mercredi dernier par le Dr Désiré Rakotoarimino, directeur général de la médecine préventive (DGMP).

Sur les cinq cas confirmés, quatre ont nécessité une hospitalisation en raison de complications. Leur état de santé s'améliore toutefois rapidement et leurs lésions cutanées sont actuellement en phase de cicatrisation, selon le Dr Rakotoarimino.

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Face à cette situation, le médecin insiste sur le respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation du virus. Il préconise notamment la réduction des contacts physiques avec les personnes présentant des éruptions cutanées, ainsi que le lavage fréquent des mains avec de l'eau et du savon ou une solution hydroalcoolique.

Surveillance active

Selon des médecins, le virus se transmet par contact physique étroit avec une personne infectée, notamment lors de contacts sexuels. Les mesures de prévention contre le Mpox restent similaires à celles mises en place pour limiter la propagation de Covid-19. Ces gestes simples permettent de réduire le risque de contamination et de limiter la propagation du virus au sein de la communauté.

Dès l'apparition des premiers cas, les autorités ont immédiatement activé les mesures de riposte. Les patients ont été isolés dans des structures spécialisées pour casser la chaîne de transmission, tandis qu'une enquête épidémiologique a été lancée pour identifier l'origine de l'infection. Pour prévenir la propagation de la maladie, un Centre des opérations d'urgence de santé publique (COUSP) a été mis en place. Ce centre est chargé de coordonner et de suivre de près l'évolution de la situation sanitaire au niveau local. Le ministère évoque également des opérations d'identification et de suivi des contacts pour contenir la transmission.

L'objectif est désormais de contenir le foyer épidémique à Mahajanga et d'empêcher sa diffusion à l'échelle nationale. Les contrôles sanitaires ont été renforcés dans les ports et aéroports, et la population est invitée à rester vigilante grâce à une surveillance active dans les quartiers et communautés.

Des restrictions de mouvement ont également été décidées. Toute personne présentant des symptômes suspects est interdite de sortie de Mahajanga, et toute personne présentant des signes cliniques et souhaitant se rendre dans la ville sera systématiquement placée en quarantaine.

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