Cote d'Ivoire: Construction à Abatta - Des clarifications du maître d'ouvrage sur le chantier du lot 6A

Soupçonné d'avoir porté un immeuble à R+5 sans autorisation modificative, Ebrottié Elogne Laurent apporte des précisions. Le propriétaire du lot 6A à Abatta assure avoir privilégié la sécurité de l'ouvrage en s'appuyant sur un contrôle technique rigoureux et le respect des prescriptions administratives.

Au coeur d'une controverse liée à un chantier immobilier à Abatta, dans la commune de Bingerville, le maître d'ouvrage, Ebrottié Elogne Laurent, propriétaire du lot 6A (Titre foncier n°216 504 d'Allobé), a tenu à apporter des précisions pour lever toute équivoque sur la situation administrative et technique de son immeuble.

Selon les documents fonciers et cadastraux consultés, M. Ebrottié est le propriétaire légal d'un terrain urbain de 400 m², acquis régulièrement et dûment immatriculé au livre foncier d'Allobé. Le site est clairement identifié à Abatta, sous-préfecture de Bingerville, avec des limites et une contenance certifiées par l'administration foncière. Le permis de construire initial autorisait la réalisation d'un immeuble à usage d'habitation de type R+3, ultérieurement exploité comme R+4, conformément aux pratiques de renforcement prévues par la réglementation en vigueur.

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Face aux inquiétudes soulevées autour de la solidité de l'ouvrage, le propriétaire affirme avoir pris les mesures techniques requises, en sollicitant un bureau de contrôle agréé, en l'occurrence Bureau Veritas Côte d'Ivoire. Les rapports de cette structure spécialisée confirment l'existence d'une mission de contrôle technique portant sur le renforcement d'un bâtiment R+4 à Abatta, avec un suivi régulier du chantier, plusieurs visites techniques et des comptes rendus détaillés entre août 2023 et mai 2024.

Dans un courrier officiel émanant du ministère de la Construction, du Logement et de l'Urbanisme, le maître d'ouvrage a par ailleurs été invité à mettre en oeuvre les recommandations issues de l'expertise technique, notamment celles relatives à la solidité de l'ouvrage. Le même courrier précise que tout redémarrage effectif des travaux est conditionné à la transmission d'une Attestation de Bonne Exécution (ABE) délivrée par le bureau de contrôle, condition que M. Ebrottié dit respecter scrupuleusement.

Toutefois, des interrogations persistent quant à une élévation supposée de l'immeuble à R+5, sans autorisation modificative connue. Sur ce point précis, le propriétaire tient à nuancer : il soutient que les travaux réalisés concernent exclusivement des opérations de renforcement structurel, rendues nécessaires par des exigences techniques, et non une modification substantielle du nombre de niveaux exploitables sans base légale. Il insiste sur le fait qu'aucune mise en service d'un niveau supplémentaire ne saurait intervenir sans l'aval formel de l'administration compétente.

« Je n'ai aucun intérêt à m'affranchir des règles d'urbanisme, encore moins à mettre des vies en danger. Toutes les démarches ont été entreprises dans un souci de conformité et de sécurité », confie-t-il, rappelant que sa responsabilité pleine et entière serait engagée en cas de manquement.

Dans un contexte marqué par une vigilance accrue des autorités sur les constructions urbaines, cette affaire illustre les tensions récurrentes entre développement immobilier, respect des normes et perception publique des chantiers à risque. En attendant d'éventuelles décisions administratives complémentaires, M. Ebrottié Laurent se dit disposé à coopérer pleinement avec les services de l'État, afin que toute la lumière soit faite sur ce dossier sensible.

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