Neuf transporteurs libyens qui avaient été kidnappés le 30 décembre dans le nord du Tchad ont été libérés. Ils avaient été capturés par des proches d'un groupe de commerçants tchadiens arrêtés par un service sécuritaire dans le sud-est de la Libye.
Les transporteurs libyens travaillant entre le Tchad et la Libye qui ont été kidnappés mardi dernier ont tous été libérés, selon la municipalité de la ville d'al-Koufra, dans le sud libyen. Un développement qui met fin à la tension générée depuis trois jours en Libye suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo montrant l'un d'eux en train d'être violenté par des Tchadiens, au nord du Tchad, sur la piste reliant les deux pays, en plein désert.
La municipalité d'al-Koufra a confirmé ce jeudi la libération des neuf chauffeurs qui ont été kidnappés lors de l'exercice de leur travail au Tchad par des parents des commerçants arrêtés en Libye. « Les chauffeurs se dirigent avec leurs camions vers la ville d'Amdjarass, sous la protection de l'armée tchadienne », a indiqué Abdhallah Suleiman, chargé de la communication à la municipalité d'al-Koufra.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
L'incident avait fait réagir le Syndicat du transport libyen qui a suspendu le transport de marchandises entre les deux pays, réclamant aux autorités tchadiennes de garantir la sécurité de ces chauffeurs et aux autorités libyennes d'oeuvrer pour leur libération.
Une soixantaine de commerçants tchadiens également libérés
En ce qui concerne les Tchadiens arrêtés en Libye, ils étaient une soixantaine. Ils ont tous également été libérés mais ne sont pas encore arrivés au Tchad. Leur arrestation est intervenue, lors d'un contrôle d'identité qui a mal tourné, générant une bagarre, ont indiqué plusieurs sources.
Le ministre tchadien des Affaires étrangères Abdallaye Fadoul a expliqué à RFI que les autorités des deux pays ont bien collaboré pour mettre fin à cet « incident malheureux », regrettant toutefois des violences récurrentes contre les Tchadiens en Libye, pays livré au chaos depuis 2011. « Ces incidents ne reflètent pas cependant la nature des relations entre les deux peuples frères », a conclu le responsable tchadien, appelant tout le monde à faire preuve de responsabilité.