Centrafrique: Combats entre l'armée et la milice AAKG dans le sud-est du pays

En Centrafrique, alors que les résultats partiels des élections générales du 28 décembre 2025 commencent à être proclamés, des combats ont éclaté dans le sud-est du pays entre la milice AAKG et les forces gouvernementales. La ville de Zémio a été attaquée le soir du 1er janvier.

Selon le ministre de l'Administration territoriale de la République centrafricaine, Buno Yapandé, la situation est sous contrôle à l'heure actuelle, après que plusieurs dizaines d'hommes armés appartenant à la milice Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) - un groupe d'auto-défense de la communauté Zandé et ancien allié du gouvernement qui s'oppose désormais au pouvoir de Bangui - a attaqué jeudi soir un checkpoint en périphérie de Zémio, faisant des blessés parmi les soldats centrafricains, avant que la Mission de l'ONU (Minusca) n'intervienne pour les repousser.

Les combats auraient repris ce vendredi matin : une femme a trouvé la mort, selon les autorités. Un membre des Forces armées centrafricaines (Faca) serait également décédé, mais l'information reste à confirmer.

Environ 2 500 personnes ont trouvé refuge au Soudan du Sud

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Tout a commencé dimanche dernier lorsque les miliciens d'AAKG ont perturbé la tenue des élections générales centrafricaines dans la ville de Bambouti, frontalière du Soudan du Sud, et ont kidnappé la sous-préfète, un gendarme ainsi qu'un agent électoral qui a été tué depuis. En représailles, les Faca et leurs alliés russes ont lancé une opération militaire sur la ville, déployant notamment des hélicoptères.

Environ 2 500 personnes ont fui Bambouti et trouvé refuge de l'autre côté de la frontière, selon l'ONU. Ce matin, les combats continuaient avec une nouvelle attaque dans la ville, selon plusieurs sources. Le calme est revenu, assure toutefois Buno Yapandé. Mais l'absence de réseau téléphonique complique l'accès aux informations, tandis que des pourparlers sont en cours pour obtenir la libération des otages, selon le ministre.

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