Alors que la Somalie cherche depuis plusieurs années à développer son potentiel en hydrocarbures, le ministre de l'Énergie turc Alparslan Bayraktar vient d'annoncer qu'Ankara allait dépêcher l'un de ses navires de forage dans le pays au mois de février.
En déplacement en Turquie à la fin du mois de décembre, le président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud, a déclaré à la presse que « le pétrole somalien reconstruira le pays, changera l'économie et les moyens de subsistance de notre peuple, et qu'il profitera également à l'économie turque et à la position diplomatique internationale de la Turquie ».
En 2024, un double accord de défense et pétrolier avait été signé entre les deux pays. À travers ce texte, la Turquie s'engageait notamment à protéger les eaux territoriales et les côtes de la Somalie, une question sensible face aux velléités indépendantistes du Somaliland et aux problématiques sécuritaires dans la région.
Lancement prochain des forages pétroliers
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En septembre dernier déjà, les autorités somaliennes annonçaient le prochain lancement de forages pétroliers au large des côtes du pays, après que la société américaine Liberty Petroleum y a obtenu des droits de recherche en mars 2024.
Des estimations américaines issues de données sismiques et de projections évoquent des réserves en pétrole s'élevant à 30 ou 40 milliards de barils potentiels dans le pays, ce que seuls des forages pourront confirmer. Pour la Somalie dont près de 60% du budget dépend de l'aide extérieure, l'exploitation de l'or noir contenu dans son sous-sol s'apparente donc à un enjeu économique majeur.