Au Burkina Faso, les autorités sont en lutte contre la circulation anarchique des triporteurs communément appelés « tricycles » dans le pays. Aux derniers jours de l'année 2025, les 29 et 30 décembre, une opération de contrôle a été menée par la Direction générale de la mobilité urbaine.
Sur 220 conducteurs contrôlés, seuls quatre personnes étaient en règle vis-à-vis de la loi. Les contrevenants ont été sensibilisés sur la règlementation en vigueur et les coupables d'incivisme notoire ont été orientés vers des travaux d'intérêt commun, comme sanction.
A l'issue de cette opération d'envergure dans les rues de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, 98 engins ont par ailleurs été saisis et mis en fourrière pour non-respect des horaires de circulation.
Un décret du ministère de l'Administration du territoire fixe les horaires de circulation de ces engins - qui provoquent souvent des accidents triporteurs - entre 5h00 et 19h00. Tout conducteur ne respectant pas ces horaires est sanctionné.
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Forcer les conducteurs à respecter la législation
Selon le directeur général de la mobilité urbaine, Conrad Somé, cette opération de contrôle vise à forcer les conducteurs à se conformer à la réglementation, c'est-à-dire être âgé d'au moins 18 ans, posséder une licence spécifique de transport, respecter les horaires de circulation imposés à ces engins, disposer d'un permis de conduire adéquat, présenter un certificat de visite technique à jour et disposer d'une police d'assurance en cours de validité, entre autres.
Le directeur général de la mobilité urbaine précise que cette opération de contrôle se poursuivra tout au long du mois de janvier 2026 car la période est généralement marquée par « une recrudescence des accidents de la circulation » impliquant les triporteurs.