L'année 2026 débute sous le signe du drame sur les routes mauriciennes. Deux accidents mortels survenus le 1er janvier dans le centre de l'île ont coûté la vie à deux personnes et fait plusieurs blessés.
À Quartier-Militaire, une violente collision entre deux voitures sur la Bypass Road a provoqué la mort d'une femme de 66 ans. Six autres personnes ont été blessées, dont deux grièvement. À Sébastopol, un choc frontal entre deux véhicules sur la route principale de L'Étoile s'est soldé par le décès d'un conducteur, qui a succombé à ses blessures lors de son transfert à SAJ Hospital. Selon la police, les alcootests se sont révélés négatifs dans les deux cas. Des enquêtes sont en cours afin de déterminer les circonstances exactes de ces accidents.
Réagissant à ces tragédies, le ministre du Transport, Osman Mahomed, a tenu à présenter ses condoléances aux familles endeuillées, tout en lançant un appel ferme à la responsabilité collective. «C'est malheureux de commencer l'année de cette façon. On n'a pas le droit à un moment d'inattention sur la route. Conduire est un privilège et une responsabilité. La loi sera intransigeante», dit-il.
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Le ministre a rappelé que le gouvernement a déjà renforcé l'arsenal législatif et technologique pour améliorer la sécurité routière. «Pran larout pa enn badinaz», précise-t-il.
Osman Mahomed a détaillé plusieurs dispositifs clés déjà en place ou en voie de déploiement dont l'application renforcée du Road Traffic Act, avec des sanctions plus sévères pour les infractions graves, le Penalty Point System ciblant particulièrement les conducteurs récidivistes, le déploiement de l'Intelligent Transportation System (ITS), comprenant environ 150 caméras destinées à contrôler la vitesse et les infractions sans intervention humaine de la police. «L'ITS sera efficace et contribuera aussi à réduire la corruption, car l'interaction se fera entre la machine et l'automobiliste. Les infractions seront transmises directement au système», explique-t-il.
Autre annonce majeure : le fleet management system qui sera opérationnel à partir du 15 janvier pour environ 2 000 bus circulant sur les routes. Grâce à un système GPS, les autorités pourront suivre les déplacements des bus et mieux traiter les plaintes et rapports des passagers. «Nous faisons tout pour responsabiliser les chauffeurs sur nos routes et pour que la justice prévale. Ceux qui perdent des points perdront le privilège de conduire», souligne le ministre.
Osman Mahomed a également tenu à rendre hommage à Abdool Rahim Murtuza, membre engagé du National Road Safety Council, récemment décédé, saluant son combat constant pour des routes plus sûres à Maurice.
En ce début d'année endeuillé, le message du ministre Osman Mahomed est clair : la sécurité routière est l'affaire de tous, et aucune tolérance ne sera accordée à ceux qui mettent des vies en danger.