Guinée Equatoriale: Guinée Equatoriale - Djibloho devient officiellement la nouvelle capitale politique

4 Janvier 2026

Le paysage institutionnel de l'Afrique centrale vient de connaître une transformation majeure. Par un décret-loi historique signé le 2 janvier 2026, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a acté le transfert définitif de la capitale politique de la Guinée équatoriale. Désormais, Malabo cède son statut de centre névralgique du pouvoir au profit de Djibloho, également baptisée Ciudad de la Paz. Cette décision, officialisée lors d'une cérémonie solennelle dans le nouveau palais présidentiel continental, marque une rupture profonde avec l'organisation territoriale héritée de l'époque coloniale.

La relocalisation des institutions vers l'intérieur des terres répond à une vision de long terme axée sur la modernisation et la centralité administrative.

Au cœur de ce basculement se trouve un impératif de sécurité nationale devenu prioritaire pour les autorités de Malabo. Située sur l'île de Bioko, l'ancienne capitale était jugée trop vulnérable face aux menaces maritimes et aux tentatives de déstabilisation extérieure.

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En déplaçant le siège de la présidence et des ministères à Djibloho, le gouvernement cherche à s'isoler des risques liés à l'insularité tout en renforçant la protection des symboles de l'État. Ce choix stratégique permet à la Guinée équatoriale de s'inspirer de modèles comme Abuja ou Brasilia, où la création d'une cité administrative ex nihilo a permis un meilleur contrôle du territoire.

L'aménagement du territoire est l'autre pilier de ce projet d'envergure. Le transfert progressif des administrations, supervisé par le Vice-Président Teodoro Nguema Obiang Mangue, vise à corriger les déséquilibres géographiques entre la partie insulaire et le continent. Les infrastructures déjà opérationnelles, incluant tribunaux et complexes ministériels, témoignent d'une volonté de bâtir un État fonctionnel et décentralisé. Ce chantier colossal, qui a duré plusieurs années, doit permettre de désengorger la ville de Malabo tout en offrant un cadre de travail moderne aux fonctionnaires équatoguinéens.

En affirmant sa volonté de rompre avec l'héritage de l'ancienne Santa Isabel, le pays entame une réforme administrative sans précédent. Djibloho n'est pas seulement un centre de décisions ; elle incarne le symbole d'un renouveau politique tourné vers l'avenir. Ce changement de capitale favorise une meilleure connexion entre les populations du continent et les sphères du pouvoir. À travers cette politique de décentralisation, le gouvernement espère stimuler le développement économique des provinces intérieures tout en projetant l'image d'une nation stable et souveraine.

La réussite de cette transition dépendra désormais de la capacité des autorités à finaliser le déploiement des services publics dans cette ville nouvelle. Alors que la Guinée équatoriale tourne une page de son histoire, ce développement urbain de grande échelle sera scruté de près par les observateurs internationaux. Djibloho, la Ville de la Paix, porte désormais l'ambition d'un pays qui souhaite affirmer son autonomie stratégique et son unité nationale au sein du golfe de Guinée.

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