Afrique: Côte d'Ivoire-Burkina (2-2) en 1995 - Les conseils de Sidi Napon, l'un des buteurs de ce jour aux Etalons

interview

En attendant le choc entre la Côte d'Ivoire et le Burkina, mardi en 8e de finale de la présente Coupe d'Afrique des nations, Sidi Napon fait un arrêt sur image sur l'une des oppositions prolifiques en buts (2-2) et conseille. C'était le 22 janvier 1995 au stade Félix-Houphouët-Boigny.

Que représente un match contre la Côte d'Ivoire pour le football burkinabè ?

Un match entre la Côte d'Ivoire et le Burkina reste toujours un derby. Il est très important pour l'honneur de son pays. C'est une rencontre à ne pas perdre. Un match où il faut montrer que notre football a progressé aux yeux des Ivoiriens.

Comment se prépare un match d'une CAN contre la Côte d'Ivoire ?

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Il se prépare psychologiquement et individuellement. Les joueurs doivent déjà savoir qu'ils ne doivent pas rater leur match ce jour. Ils doivent donner le meilleur d'eux-mêmes pour l'honneur du pays.

Quel état d'esprit les Etalons doivent-ils avoir pour le match de mardi ?

Les Etalons doivent avoir un état d'esprit de vainqueur, de conquérant. Car, quelle que soit la situation qui se passe, le peuple les regarde. Ils jouent pour le peuple.

Comment se gère la pression pour ce genre de rencontre ?

La pression, on l'a toujours. Mais, pour la gérer, il faut faire le vide, se remettre en question et puis aller de l'avant.

En tant que technicien, comment prévoyez-vous cette opposition Côte d'Ivoire-Burkina ?

Je prévois une rencontre qui va décider de son sort aux tirs au but. Elle sera tellement engagée de part et d'autre. Je prédis un match nul 1-1 après le temps règlementaire et le Burkina gagne à l'issue des tirs au but.

Vous étiez de l'expédition ivoirienne en 1995 où vous avez été l'un des buteurs qui avait permis au Burkina de tenir en échec cette formation ivoirienne sur sa base. Comment avez-vous préparé cette rencontre à son temps ?

J'y étais effectivement. Permettez-moi avant de rentrer dans le vif du sujet, d'avoir une pensée pour notre coach emblématique Drissa Traoré dit Saboteur qui nous a quittés. Il était la tête pensante de l'équipe à cette époque. Nous avons préparé ce match dans une rigueur indescriptible au Togo. Nous avons fait des entraînements que je qualifierai de commando. J'avoue que la préparation n'était pas facile. Nous étions sincèrement prêts avant de décoller pour la Côte d'Ivoire. Nous étions sereins. Avec le recul, je reconnais que la bonne préparation que nous avons eue en terre togolaise a été déterminante. Elle nous a fait du bien. Nous étions physiquement au top pour aborder ce match.

Quelle a été la clé qui vous a permis d'obtenir ce match nul peu probant en terre ivoirienne ?

A son temps, nous avions un groupe à l'image du personnage de notre coach Saboteur. Nous étions un groupe solidaire et combatif. Nous jouions avec le coeur en pensant au peuple. La solidarité était telle que sur le terrain, chacun se battait pour l'autre. Si vous vous rappelez, à son temps, dès 10 heures pour un match prévu à 16 heures, le stade était presqu'à moitié plein. Et nous chantions à coeur le Ditanyè comme si nous partions en guerre. Tu n'avais pas le droit de décevoir. C'était vraiment extraordinaire.

Quels conseils avez-vous à donner à cette formation des Etalons qui doit défier celle des Eléphants mardi ?

D'emblée, je leur conseille d'avoir une discipline tactique. C'est très important. Je le dis au vu de leurs productions à la présente CAN. Je n'étais pas satisfait parce qu'il y avait trop d'espaces entre les lignes, notamment entre la défense et le milieu de terrain. C'est un fait à corriger face à la Côte d'Ivoire. Aussi, j'aimerais bien que la balle circule le plus rapidement possible, car, mon constat est qu'elle traîne de trop derrière. Ce qui empêche son évolution rapide. Si les Etalons restent combattifs et solidaires, je ne doute pas quant à une issue favorable pour nous.

 

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