Voilà un placement en garde à vue qui n'a pas manqué d'être commenté dans la sphère politique et extrapolitique. La députée de Fianarantsoa, Marie Michelle Sahondrarimalala, dont l'immunité parlementaire a été levée dernièrement, se trouve actuellement au cœur d'une enquête menée semble-t-il par la police économique.
Justice ou vengeance ?
Bien entendu, le clan orange, du moins un de ses membres en la personne du député d'Ambovombe Androy, n'a pas manqué de s'insurger contre ce qu'il qualifie de démarche « illégale », du fait du grade et du « rang » de l'ancienne ministre de l'Education nationale, et non moins magistrate de carrière.
Pour le clan Volomboasary, ni la levée de son immunité parlementaire, encore moins la conduite de la procédure dans le cadre de sa garde à vue et de l'enquête, ne respectent les voies de la légalité.
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Une position discutable du côté du clan opposé (mais n'étant plus des opposants depuis maintenant trois mois) même si pour le moment, aucune voix n'est encore venue défendre clairement ni expliquer, arguments à l'appui, le caractère légal et l'absence d'irrégularités dans les démarches menées dans le cadre de cette affaire Sahondrarimalala Marie Michelle.
Bien évidemment, associer cette affaire à une « vengeance politique », comme l'a indiqué le député d'Ambovombe, est une évidence pour ce dernier. Comme pour d'autres arrestations et mises en détention provisoire d'autres membres du clan orange, dénoncées par celui-ci.
Alors s'agit-il de vengeance, la députée et ancienne ministre étant une fervente défenseure du régime précédent ? Ou alors de justice, les faits à elle reprochés étant des infractions, sans encore en spécifier la nature pour le moment ? « Justice » ou « vengeance », dirait-on qu'entre elles, il n'y a qu'un pas ? L'affaire reste à suivre.