Afrique: CAN 2025 - «L'avenir leur appartient», le Bénin sort grandi de la défaite contre l'Égypte

Le Bénin a bien failli accrocher une Égypte peu joueuse, lundi 5 janvier à Agadir. Finalement défaits 3-1 en huitièmes de finale, les Guépards regrettent d'avoir laissé passer l'occasion de battre des Pharaons faibles, mais retiennent du positif de leur parcours dans cette CAN 2025.

Le score final pourrait faire penser le contraire, mais il s'en est fallu de peu pour que le Bénin emmène l'Égypte aux tirs au but. Au stade Adrar, où les Pharaons ont leurs habitudes depuis le début de la CAN 2025, les Guépards ont bien cru tenir en échec des Égyptiens sans idée, qui se sont imposés en prolongation grâce à un but du 2-1 un peu sorti de nulle part. Une tête à moitié lobée, frappée presque sur le reculoir par Yasser Ibrahim depuis le point de penalty, et dont la trajectoire bizarre a surpris Marcel Dandjinou.

« Ça s'est joué sur des détails, je crois qu'on peut éviter ce deuxième but », glisse Jodel Dossou, l'auteur du but de l'égalisation dans les dernières minutes du temps réglementaire. Évidemment, il y a du regrets chez les Béninois, mais à la sortie des vestiaires, personne n'a complètement le moral dans les chaussettes, ou les yeux rivés sur les claquettes. « C'est le genre de match qui nous permet de progresser, on a appris ce soir, préfère retenir Dossou. (...) On fait quand même une bonne prestation, on n'a pas été ridicules. »

C'est seulement la deuxième fois que le Bénin parvient à s'extirper de la phase de groupes d'une CAN. Dossou, qui était de la première en 2019, sait donc bien de quoi il parle. D'autant plus que le groupe qui s'est présenté au Maroc a été largement renouvelé par Gernot Rohr. Avec seulement huit rescapés de l'épopée qui a porté le Bénin jusqu'en quarts en 2019, beaucoup étaient là pour apprendre autant que pour gagner.

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Rodolfo Aloko, seulement 19 ans, était titulaire dans le couloir droit de l'attaque. Tout comme Doukou Dodo, 21 ans, au milieu de terrain. Les entrants ont aussi fait le boulot. Olatoundji Tessilimi (21 ans) et Attidjikou Samadou (21 ans) ont apporté de l'impact physique et de l'épaisseur dans l'entrejeu quand les Guépards en avaient besoin. « Les jeunes ont confirmé toutes leurs qualités, apprécie Gernot Rohr. Quand vous voyez des garçons se battre comme ils l'ont fait aujourd'hui... Ils ne se sont jamais découragés. (...) Les garçons se sont bien battus, se sont améliorés, l'avenir leur appartient. »

Le Bénin a peut-être payé un manque de fraîcheur physique, avec un troisième match contre le Sénégal disputé à plein régime pour le dernier match de la phase de groupes. Et Steve Mounié, le capitaine, était forfait pour ce huitième de finale. L'Égypte, au complet, s'est elle payée le luxe de faire jouer une équipe bis contre l'Angola pour boucler le premier tour. Et puis, il y avait un favori sur le terrain, les deux effectifs ne présentaient pas tout à fait les mêmes références. « Notre buteur (Jodel Dossou) joue en cinquième division française », sourit Rohr, qui esquive une question sur son contrat qui se termine en décembre prochain. Il préfère parler d'avenir, celui qu'il imagine « rose » pour ses jeunes pousses.

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