Le début de l'année 2026 est marqué par une recrudescence alarmante des violences faites aux femmes. Selon Arianne Navarre-Marie, ministre de l'Égalité des genres et du Bien-être de la famille, 40 cas ont été signalés entre le 31 décembre 2025 et le 4 janvier 2026 via la ligne d'assistance 139, dédiée aux victimes.
Cette période festive, habituellement synonyme de célébrations et de rassemblements familiaux, s'accompagne malheureusement d'une hausse des signalements. «Cette période est souvent marquée par une augmentation significative des cas de violence rapportés à mon ministère», souligne Arianne Navarre-Marie. L'année 2026 débute ainsi dans un climat de consternation, avec deux féminicides (à Batimarais et Petit-Raffray), rappelant la gravité de ce phénomène.
Pour Arianne Navarre-Marie, la violence basée sur le genre ne peut plus être tolérée ni minimisée. Elle exprime sa solidarité envers les familles des victimes et insiste sur les conséquences durables de tels actes : «Un meurtre basé sur le genre laisse des traumatismes irréparables, d'abord au sein des familles endeuillées, puis dans nos communautés.» Ces drames individuels résonnent bien au-delà des foyers touchés, affectant l'ensemble du tissu social.
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Tout au long de l'année 2025, les autorités ont multiplié les actions de sensibilisation et d'alerte. Mais pour la ministre, 2026 doit être celle de l'action concrète. Le Domestic Abuse Bill, actuellement au cœur de l'agenda gouvernemental, vise à redéfinir les contours juridiques de la violence domestique, renforcer la protection des victimes et améliorer la réponse institutionnelle face à ces situations.
Arianne Navarre-Marie rappelle également que chaque femme a le droit fondamental de vivre en sécurité, dans la dignité et sans peur. La violence faite aux femmes constitue une urgence nationale, souvent aggravée par la consommation d'alcool ou de drogues.
Trop souvent, les victimes se murent dans le silence, et l'entourage hésite à intervenir jusqu'à ce qu'un drame survienne. Face à cette réalité, un simple appel au 139 peut suffire à briser le cycle de la violence et parfois à sauver une vie, la sienne ou celle d'un proche.