Burkina Faso: Rétro 2025/ Information et souveraineté - Une communication en refondation

L'année 2025 a marqué un tournant décisif pour le secteur de la communication et de l'information au Burkina Faso. Dans un contexte de lutte pour la souveraineté, de défis sécuritaires et de bataille narrative à l'échelle régionale et internationale, les autorités ont engagé des réformes structurantes visant à renforcer le rôle stratégique des médias, à assainir l'espace informationnel et à mobiliser les populations autour des enjeux nationaux.

Au cœur de ces réformes, le soutien affirmé à la presse publique et privée s'est traduit par des actions concrètes. L'Etat a renforcé l'accompagnement institutionnel et matériel des médias publics appelés à jouer pleinement leur mission de service public, tout en maintenant le dialogue avec la presse privée pour préserver un paysage médiatique pluraliste et professionnel.

A plusieurs reprises, le ministre en charge de la communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a exhorté les hommes et femmes de médias à faire preuve de responsabilité patriotique, notamment en soutenant l'action des forces combattantes et en contribuant à la mobilisation populaire face à la menace sécuritaire.

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Cette vision s'est également illustrée à travers l'organisation du concours Prix Galian, rendez-vous majeur de l'excellence journalistique. L'édition 2025 a été marquée par l'institution de prix spéciaux de la présidence du Faso, saluant des productions engagées, professionnelles et en phase avec les priorités nationales. Une reconnaissance forte du rôle des médias dans la consolidation de la cohésion sociale et de la résilience nationale.

De même, les Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO 2025) se sont déroulées du 1er au 3 octobre 2025 à Ouagadougou, avec pour thème : « Influence du contexte géopolitique sur la communication et le développement en Afrique ».

Ainsi, les UACO 2025 ont exprimé la nécessité d'une communication africaine souveraine, responsable et offensive. Les participants ont appelé au renforcement de la coopération médiatique, à la lutte contre la désinformation, à la régulation du numérique et à la valorisation des narratifs endogènes au service de la cohésion et du développement.

Parallèlement, les autorités ont engagé une régulation plus rigoureuse du secteur. Des sanctions ont été prises à l'encontre de certains médias reconnus coupables de manquements professionnels, de diffusion de fausses informations ou d'atteinte à la cohésion nationale.

Cette fermeté s'inscrit dans une volonté d'assainissement, sans complaisance, de l'espace médiatique. Dans la même dynamique, l'année 2025 a été marquée par la fusion du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l'informatique et des libertés (CIL), donnant naissance à une autorité de régulation renforcée, mieux outillée pour faire face aux défis du numérique. Cette réforme s'accompagne d'une régulation accrue des réseaux sociaux, devenus à la fois des outils de mobilisation et des vecteurs de dérives informationnelles.

 

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