Sénégal: Hajj 2026 - Le Renophus alerte sur les contraintes de temps liées aux visites médicales

Dakar — Le premier vice-président du Regroupement national des opérateurs privés du Hajj et de la Umrah du Sénégal (Renophus), Cheikh Bamba Dioum, a alerté lundi sur les fortes contraintes de temps entourant les visites médicales des candidats à l'édition 2026 du pèlerinage à La Mecque, appelant à une meilleure coordination afin d'éviter tout blocage du processus.

"Nous insistons auprès des médecins, parce que ce sont eux qui doivent délivrer aux pèlerins les certificats d'aptitude. Or, il y a une grande contrainte. C'est la contrainte de temps [...]", a-t-il signalé lors d'un point de presse.

Selon M. Dioum, la période allant du 6 janvier au 7 février est essentiellement consacrée aux visites médicales, à la vaccination et aux formalités pour l'établissement d'un passeport.

Les opérations menées au hangar des pèlerins sis à l'aérogare de l'aéroport Léopold Sédar Senghor à Yoff, concernent principalement les examens médicaux, la vaccination et les formalités administratives, notamment la délivrance des certificats d'aptitude par les médecins.

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Les inscriptions proprement dites ne se font pas sur place, mais auprès des voyagistes librement choisis par les pèlerins, conformément à la liste officielle mise à disposition.

"La principale difficulté reste la contrainte de temps", a insisté le premier vice-président du Regroupement national des opérateurs privés du Hajj et de la Umrah du Sénégal.

"Ce que nous faisions auparavant en deux ou trois mois devra être réalisé cette année en moins de deux mois, voire en 25 jours", a-t-il expliqué.

Il faut, selon lui, consulter, vacciner et enregistrer plus de 12 000 pèlerins, tout en facilitant les formalités pour l'obtention d'un passeport au profit de la majorité des pèlerins.

Cheikh Bamba Dioum a souligné que tout retard dans les visites médicales pourrait compromettre l'enrôlement des pèlerins sur les portails électroniques.

Il a notamment mis en garde contre la multiplication des examens médicaux qu'il juge excessifs, tels que les échographies, analyses de laboratoire ou scanners, susceptibles de ralentir le dispositif.

Tout en reconnaissant que la responsabilité des médecins est de n'autoriser que les pèlerins médicalement aptes, il les a exhortés à faire preuve de discernement afin de ne pas bloquer le processus.

"Si chaque pèlerin doit revenir plusieurs fois, nous n'y arriverons pas", a-t-il poursuivi.

Le Renophus recommande ainsi à la Délégation générale au pèlerinage à La Mecque et à l'État de "veiller strictement au respect des délais", afin d'éviter tout dépassement de la date limite fixée pour l'enrôlement des pèlerins au hajj 2026.

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