À Madagascar, le bureau permanent de l'Assemblée nationale a levé l'immunité parlementaire de la députée Marie-Michelle Sahondrarimalala, une figure du régime d'Andry Rajoelina. C'est ce qu'a annoncé le président de l'Assemblée nationale, le 4 janvier 2026. La décision pourrait ouvrir la voie à des poursuites judiciaires contre cette ancienne ministre de l'Éducation nationale. Les partisans du président renversé dénoncent une vengeance politique.
C'est à la suite d'une demande des autorités judiciaires que l'immunité parlementaire de la députée de Fianarantsoa a été levée, selon le président de l'Assemblée nationale de Madagascar, Siteny Randrianasoloniaiko.
Cette décision, a-t-il expliqué sur sa page Facebook, doit permettre à la justice « d'effectuer une mission d'enquête et d'instruction concernant cette élue, dans le cadre de plusieurs affaires de violation de la loi ». Les affaires en question n'ont pas été révélées pour l'heure.
En dehors des cas de flagrant délit, les députés malgaches ne peuvent être arrêtés, grâce à leur immunité parlementaire, qu'avec l'autorisation du bureau permanent de l'Assemblée nationale.
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Une « vengeance politique »
Ministre de l'Éducation nationale pendant cinq ans sous Andry Rajoelina, Marie-Michelle Sahondrarimalala fait partie des seules personnalités à l'avoir défendu publiquement après sa chute, en dénonçant un « coup d'État ».
Ciblée par une interdiction de sortie du territoire, cette médecin et magistrate plaide depuis pour une ouverture de la concertation nationale aux figures politiques de l'ancien régime.
Lors d'une conférence de presse ce lundi, Philobert Milavonjy, septième vice-président de l'Assemblée nationale et chef de file du groupe parlementaire Irmar d'Andry Rajoelina, a évoqué une « chasse aux sorcières » et une « vengeance politique ».