Afrique: CAN 2025, Côte d'Ivoire/Burkina - Un face-à-face Brama-Emerse en attendant celui de la pelouse

interview

En attendant d'en découdre ce soir pour désigner une équipe pour les quarts de finale, un premier duel entre Brama Traoré coach des Etalons et Emerse Faé des Eléphants a eu lieu hier, lundi 5 janvier 2025, en conférence de presse.

Vous rencontrez la Côte d'Ivoire championne d'Afrique. Pensez-vous que c'est un match qui arrive trop tôt pour le Burkina ou bien il vient à point nommé ?

Je ne dirai pas que ce match arrive tôt. Car, à ce stade de la compétition, toutes les équipes peuvent rivaliser. Nous sommes là pour disputer la finale et la remporter. Et si cela doit passer par le champion en titre, nous devons le faire.

Comment comptez-vous vous y prendre pour battre la Côte d'Ivoire ?

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Nous savons que nous aurons affaire à une équipe technique avec des individualités marquantes. Pour cela, nous devons être prêts à tous les niveaux. Nous ne lésinerons pas sur les moyens pour sortir vainqueurs de ce match. Car, pour être champion, il faut battre un champion.

Outre le terrain, il y a l'environnement autour de ce match. Pensez-vous être prêts à tous les niveaux ?

Ça va être un match difficile et nous nous sommes préparés à toute éventualité. Nous avons le potentiel nécessaire pour gagner ce match. Nous savons aussi que notre adversaire s'est bien préparé. Ce qui veut dire qu'il y aura de l'étincelle dans l'air. Nous allons rester dans le cadre du football avec le fair-play et dans le respect mutuel. Les deux peuples se connaissent très bien. La Côte d'Ivoire et le Burkina sont unis par l'histoire et la géographie.

Ce sont deux peuples qui se respectent. Souvent, vous penserez que ce sont des parents à plaisanterie. Nous prenons les choses du bon côté. Nous savons que c'est par le biais du football que les peuples peuvent fédérer. Nous pensons que ça ne restera qu'un match avec des souvenirs après. Nous souhaitons que les Eléphants nous passent le témoin.

Avez-vous les ingrédients nécessaires pour disputer la finale de cette CAN ?

Nous connaissons un peu le football ivoirien. Nous savons que l'équipe nationale ivoirienne est technique et de haut niveau. De notre côté, nous avons notre plan pour rivaliser avec cette équipe.

Est-ce que le fait que vous ayez toujours gagné la Côte d'Ivoire avec les petites catégories vous inspire et vous donne confiance pour mieux aborder ce match ?

Il est vrai qu'avec les juniors, les espoirs et même avec les locaux, nous avons toujours eu des résultats positifs face à la Côte d'Ivoire. Ce sont de jeunes joueurs. Maintenant, nous sommes avec les A. Ce qui ne sera pas un match facile avec un autre état d'esprit et une autre équipe. Je me suis beaucoup inspiré du football ivoirien qui est vivant. Si tu connais déjà une équipe, ça te donne souvent de l'avance. Je prévois un match de haut niveau entre deux grandes nations de football.

Des équipes comme la Tunisie et l'Afrique du Sud qualifiées pour la Coupe du monde ont été éliminées. Vous qui seriez aussi à ce mondial, sentez-vous une certaine pression face au Burkina ?

C'est la même pression qu'on a à tous les matchs. Je n'ai pas l'habitude de me mettre la pression. Je fais confiance au groupe. Je ne regarde pas si les autres mondialistes ont été éliminés ou pas. La Coupe du monde est une compétition, la CAN en est une autre. Et chaque compétition a sa vérité. Nous resterons juste concentrés pour le match face au Burkina. Après face au Gabon, j'avais dit que nous avions un groupe de 26 joueurs de qualité qui a bien travaillé depuis l'Espagne avec un bon état d'esprit.

Tout le monde s'est investi et est concerné en acceptant les choix du staff technique. Pour nous, c'est important que ce groupe reste dans cette dynamique. C'est pour cela que nous avons opté de donner du temps à tout le monde dans la mesure du possible. Il y a des matchs où certains ont été laissés sur le banc parce que ceux qui ont joué à leur place le méritaient aussi. Notre objectif est d'aller jusqu'au bout, pour cela, il nous fallait garder cette fraicheur psychologique.

Championne d'Afrique en titre, donc favorite ! Imaginez-vous le Burkina éliminer la Côte d'Ivoire cet après-midi ?

Vous avez la réponse et vous êtes persuadés que le Burkina peut le faire. Moi aussi. Etre favori ne veut rien dire. Ce mot est pour les bookmakers et pour ceux qui font les paris. Pour nous, ça ne veut rien dire. Et vous avez vu le match entre le Maroc et la Tanzanie qui était serré. Tout comme Tunisie-Mali, où le Mali a gagné à 10 malgré que la Tunisie soit favorite. Le Burkina a une bonne équipe qui n'est pas arrivée là par hasard.

Bien sûr qu'elle va nous causer des problèmes, et sur un match, elle peut nous éliminer. Il faut prendre le Burkina au sérieux parce qu'il est capable de nous éliminer avec la qualité des joueurs qu'il a. Même collectivement, c'est une équipe qui travaille bien. Nous sommes sur nos gardes parce que rien ne sera facile face au Burkina. Si nous ne sommes pas à 100%, nous n'avons aucune chance d'éliminer le Burkina.

Selon les statistiques, le Burkina n'a jamais gagné la Côte d'Ivoire en match officiel. Cela peut-il être un atout psychologique pour vous ?

Dès que l'arbitre donnera le coup d'envoi, il n'y aura plus de statistiques qui vaillent. Chacune des deux équipes veut jouer les quarts de finale. Il faudra que nous ayons les mêmes ingrédients que ce que nous avons eu lors des précédents matchs pour prendre notre petite revanche sur le Burkina qui nous a gagné en match amical (NDLR : en novembre 2022).

Il nous faut gagner ce derby. Je fais confiance aux joueurs pour y parvenir. C'est véritablement un derby. Que ce soient les Etalons ou les Eléphants, tous les joueurs seront motivés pour ce match.

 

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