Le Bénin a fait valoir ses arguments contre l'Égypte en huitièmes de finale de la CAN ce lundi. Mais les Pharaons, peu dangereux et longtemps neutralisés par les Guépards, ont fini par l'emporter 3-1 en prolongations. Ils retrouveront le vainqueur de Côte d'Ivoire-Burkina Faso en quarts.
Le Bénin a regardé l'Égypte dans les yeux. Souvent en chien de faïence, mais dans les yeux quand même. Contre les Pharaons, les Guépards, ont donné tout ce qu'ils avaient à offrir. C'est-à-dire de la discipline, de la générosité et beaucoup de coeur, à l'image des quelques dizaines de Béninois qui ont formé une infatigable fanfare en tribunes. Ils n'avaient pas beaucoup plus que ça dans leur besace, avec Steve Mounié, leur capitaine, forfait pour ce huitième de finale.
Après tout, au vu du statut des deux sélections, ce n'était pas forcément au Bénin de faire le jeu. Sauf que les Égyptiens ne l'ont pas beaucoup fait non plus. C'est après une heure de jeu très pauvre techniquement que les Pharaons ont ouvert le score, d'une superbe frappe en une touche de balle de Marwan Attia, depuis l'entrée de la surface (69e). Il a nettoyé la lucarne de Marcel Dandjinou qui réalisait jusque-là un match impeccable, solide dans ses sorties dans les pieds devant Marmoush (8e) et face à Mohamed Salah (63e). Mais cette belle action collective égyptienne, une des très rares du match, a eu raison du portier béninois.
Avant ça, c'était l'heure de la sieste en cette fin d'après-midi à Agadir. Sous un soleil enfin de retour, alors qu'il pleut partout ailleurs au Maroc, on était plutôt sur un rythme type Tour de France que CAN. Le Bénin s'est tout de même offert quelques frissons, mais seulement lorsque les hommes de Gernot Rohr osaient un minimum. C'est d'ailleurs quand ils ont mis le pied sur l'accélérateur après l'ouverture du score qu'ils se sont rendus compte qu'ils avaient les armes pour marquer.
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L'Égypte insubmersible à Agadir
Finalement, c'est un petit coup de pouce du destin, autrement dit un centre dévié de Junior Olaitan, qui a fait offert un sursis aux Guépards. Le ballon a pris la direction des filets, avant que Mohamed El Shanawy ne réalise un très bel arrêt, mais Jodel Dossou avait bien suivi (83e) et a poussé dans le but vide. Un sursis seulement, puisque les prolongations ont accouché d'un deuxième but égyptien, sorti de nulle part.
Une tête drôlement frappée par Yasser Ibrahim, sans force, mais dont la trajectoire en cloche a trompé Dandjinou (97e). Puis d'un troisième, signé Mohamed Salah, pour faire 3-1, sur une contre-attaque, alors que tout le monde était parti à l'abordage (120+4).
Un résultat très bien payé pour les Pharaons, décidément insubmersibles quand ils jouent à Agadir. Même s'ils n'ont pas spécialement mérité de gagner ce match. Ni de le perdre. En revanche, les Béninois pourront s'en vouloir.
Dans le bus pour rentrer à Rabat, où ils ont laissé la majorité de leurs bagages avant de filer à Agadir pour ce quart de finale, ils se referont surement le match en se disant qu'avec un peu plus d'ambition, il y avait de la place. Après avoir éliminé le Maroc en Égypte en 2019, les Guépards avaient une fenêtre de tir pour sortir l'Égypte au Maroc. À la place, ils regarderont à la télé leurs bourreaux du soir affronter le vainqueur de Côte d'Ivoire-Burkina Faso en quarts de finale.