La situation n'a pas du tout évolué sur terrain. Les massacres des populations n'ont pas cessé. Et, la stratégie du pillage des ressources congolaises se poursuit. Dans un communiqué officiel, publié tout dernièrement, Kinshasa a fait le choix de la franchise pour dénoncer la persistance de l'agression rwandaise, revendiquant une action urgente des Etats-Unis pour imposer le respect des engagements pris à Washington pour le retour de la paix dans l'Est de la RDC.
De l'occupation des villes de Goma et de Bukavu en passant par l'attaque de la ville d'Uvira, au Sud-Kivu, le Gouvernement congolais déplore une crise sécuritaire ayant largement dépassé les limites du tolérable.
"Selon des informations de la société civile, consolidées par certaines sources humanitaires et corroborées par les services étatiques, en plus de 500.000 déplacés, le bilan provisoire des victimes civiles des opérations rwandaises, ayant mêlé bombes et drones kamikazes sur l'axe Kamanyola - Uvira depuis le début du mois de décembre, s'élève à plus de 1.500 morts.
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Parallèlement à ces actes, le Gouvernement dénonce l'arrivée de trois nouveaux bataillons rwandais positionnés dans les hauts plateaux d'Uvira, de Fizi et de Mwenga, sous couvert du groupe Twirwaneho afin de masquer leur identité réelle et leurs responsabilités. Les mouvements observés traduisent une manoeuvre militaire planifiée visant une descente vers Fizi, puis une avancée sur l'axe stratégique Kalemie, dans la province du Tanganyika", condamne, dans son communiqué, le Gouvernement congolais.
Kinshasa, le 31 décembre 2025 Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo dénonce avec la plus grande fermeté la poursuite de l'occupation illégale de son territoire par les forces rwandaises, accompagnée d'une extension délibérée et continue des zones occupées dans l'Est du pays, notamment dans la ville Uvira et ses environs, avec une progression caractérisée vers le sud.
Ces actes constituent une agression manifeste contre la souveraineté nationale, une violation grave et répétée du droit international, ainsi qu'un mépris assumé des engagements régionaux et internationaux. Ils aggravent de manière dramatique une situation sécuritaire et humanitaire déjà critique et exposent directement les populations civiles à des violences massives.
Selon des informations de la société civile, consolidées par certaines sources humanitaires et corroborées par les services étatiques, en plus de 500.000 déplacés, le bilan provisoire des victimes civiles des opérations rwandaises, ayant mêlé bombes et drones kamikazes sur l'axe Kamanyola - Uvira depuis le début du mois de décembre, s'élève à plus de 1.500 morts.
Parallèlement à ces actes, le Gouvernement dénonce l'arrivée de trois nouveaux bataillons rwandais positionnés dans les hauts plateaux d'Uvira, de Fizi et de Mwenga, sous couvert du groupe Twirwaneho afin de masquer leur identité réelle et leurs responsabilités. Les mouvements observés traduisent une manoeuvre militaire planifiée visant une descente vers Fizi, puis une avancée sur l'axe stratégique Kalemie, dans la province du Tanganyika.
Le Gouvernement rejette catégoriquement les déclarations des autorités rwandaises faisant état d'un prétendu << retrait », lesquelles sont démenties par les faits établis sur le terrain et relèvent d'un double discours inacceptable.
S'agissant, par ailleurs, des propos récemment tenus par le Général Sylvain EKENGE, le Gouvernement rappelle qu'ils ont fait l'objet de mesures immédiates, incluant sa suspension et l'ouverture d'une procédure disciplinaire, conformément aux principes et lois de la République.
À ce titre, la République Démocratique du Congo souligne qu'un manquement individuel, lorsqu'il survient, relève de la responsabilité personnelle de son auteur et est traité comme tel par l'État.
Réaffirmant avec fermeté sa position contre toute forme de discrimination, le Gouvernement rappelle que l'agression armée, l'occupation des pans de son territoire national et les crimes documentés relèvent d'une politique d'État engageant pleinement la responsabilité internationale de leurs auteurs.
Le Gouvernement dénonce, en outre, le silence et l'insuffisance de réactions fermes et contraignantes face aux contraintes, menaces et pressions exercées sur les populations civiles, forcées de participer à des simulacres de marches organisées et encadrées par les forces d'occupation, ainsi qu'aux disparitions des journalistes et enlèvements de nombreux acteurs de la société civile, imputables à ces mêmes forces. Ces actes constituent des violations graves des droits humains et des infractions caractérisées au regard du droit international humanitaire, engageant la responsabilité de leurs auteurs.
Dans ces conditions, le Gouvernement exige le retrait immédiat, effectif, vérifiable et sans condition des troupes rwandaises d'Uvira et de l'ensemble des territoires Congolais occupés, conformément à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, à l'Accord de paix de Washington ainsi que la cessation immédiate de toutes les opérations contre les populations civiles, et attend impatiemment à cette fin de ses partenaires l'utilisation de tous les leviers contraignants à leur disposition. C'est la principale expression de compassion et de solidarité utile et crédible à l'égard des millions de Congolais victimes de la barbarie rwandaise.
Enfin, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo réaffirme sa détermination à rétablir l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national, à poursuivre toutes les démarches diplomatiques, politiques et judiciaires nécessaires, et à tenir pour responsables, sans exception, les auteurs et commanditaires de ces crimes.