Madagascar: Prevention de maladies - La distance physique non appliquée à l'école

Les comités de vigilance ont été réactivés dans les écoles, à la demande du ministère de l'Éducation nationale. La reprise des classes s'est faite dans un contexte épidémique.

Le risque de transmission de la variole du singe en milieu scolaire est préoccupant. Dans plusieurs établissements publics, la distanciation physique minimale d'un mètre n'est pas respectée, malgré les instructions émises par le ministère de l'Éducation nationale pour renforcer les mesures de prévention.

« Il est difficile d'appliquer cette distance physique dans les salles de classe, l'effectif des élèves n'est pas compatible avec cette mesure. Diviser les élèves par classe, comme au temps de l'épidémie de Covid-19, s'avère également impossible, car le programme scolaire ne sera pas atteint. Les cours ont déjà été suspendus trop longtemps cette année scolaire », note un responsable auprès du lycée Jean-Joseph Rabearivelo (LJJR).

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Au niveau de l'École primaire publique (EPP) Ankadinandriana, la possibilité de scinder chaque classe en deux est actuellement à l'étude. « Il est possible de répartir les effectifs en deux groupes, nous disposons d'assez de salles de classe. C'est le manque d'enseignants qui pose problème », indique le directeur de l'école, Yrina Seheno Ranaivoarisoa. Dans la plupart des établissements scolaires publics, la division des classes en deux pour respecter la distanciation n'est pas envisagée.

Effectifs élevés

Les effectifs scolaires sont pourtant très élevés cette année scolaire. Dans certaines classes, l'effectif des élèves atteint soixante-dix et des élèves s'assoient à trois sur une table prévue pour deux. Des responsables d'établissements scolaires espèrent qu'avec l'application de certaines mesures de prévention indiquées par le ministère, dont le port obligatoire du masque, l'installation de dispositifs de lavage des mains et le lavage fréquent des mains avec de l'eau et du savon, la maladie pourrait être évitée.

orIl a également été indiqué de nettoyer et de désinfecter régulièrement les salles de classe, les bureaux et le matériel pédagogique, et d'interdire le partage d'objets à usage personnel. D'autres ont demandé à leurs élèves de porter des vêtements à manches longues et d'éviter les accolades. « Il est difficile d'appliquer toutes ces mesures, notamment de surveiller chaque élève dans ses faits et gestes. Nous allons bien sûr leur donner ces consignes, mais veiller à leur respect est une tout autre affaire », note une enseignante.

Selon une publication sur la page web de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la variole du singe, ou mpox, se transmet principalement par contact étroit avec une personne atteinte. « On entend par contact étroit le contact peau à peau (comme toucher quelqu'un ou avoir des rapports sexuels) et le contact bouche à bouche ou bouche à peau (embrasser quelqu'un), mais aussi le fait de se trouver en face de quelqu'un (parler ou respirer à proximité et ainsi être en contact avec des particules respiratoires infectieuses) », selon les précisions. La maladie se transmet aussi par le biais d'objets contaminés, comme des vêtements ou des draps.

Tout élève, enseignant ou autre personnel présentant des signes évocateurs de cette maladie doit être isolé et orienté vers la formation sanitaire la plus proche, selon les instructions.

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 120 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.