Cameroun: Enlèvement du maire d'Eyumojock - La Manyu sous le choc

6 Janvier 2026

La situation sécuritaire dans les régions anglophones du Cameroun franchit un nouveau palier critique avec le rapt d'une figure d'autorité locale. Le Maire d'Eyumojock, Chief Ayamba Jacques Ita, a été enlevé par des hommes armés soupçonnés d'appartenir aux groupes séparatistes de l'Ambazonie.

Les faits se sont produits sur l'axe routier Mbakem-Taboh alors que l'édile conduisait son propre véhicule. Ce mode opératoire souligne l'audace croissante des assaillants dans le département de la Manyu, une zone stratégique du Sud-Ouest frontalier avec le Nigeria.

En plus de ses fonctions municipales, Chief Ayamba incarne l'autorité traditionnelle en tant que chef d'Eyumojock. Ce double statut fait de sa capture un acte hautement symbolique visant à déstabiliser l'administration territoriale. La crise anglophone continue de peser lourdement sur la vie politique locale, transformant les déplacements des officiels en véritables missions à haut risque.

Le tronçon où l'incident a eu lieu est tristement célèbre pour sa vulnérabilité face aux embuscades de la guérilla séparatiste, malgré les efforts de sécurisation déployés par les forces de défense.

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Cet événement intervient dans un climat de tension persistante où les figures d'autorité sont régulièrement prises pour cibles. L'absence d'escorte lors du trajet du maire soulève des interrogations sur les protocoles de protection des élus en zone de conflit. Alors que les populations locales vivent sous la pression constante des groupes armés, cet enlèvement fragilise davantage le sentiment de sécurité. La réaction des autorités est désormais attendue pour tenter de localiser le chef traditionnel et restaurer l'ordre dans cette partie du Cameroun.

Comment le gouvernement peut-il garantir la protection des élus locaux face à la montée des enlèvements en zone de conflit ?

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