Madagascar: Masque de protection - Hausse exorbitante des prix au niveau des détaillants

Le respect des gestes barrières devient une obligation depuis la confirmation des cas de variole du singe, ou Mpox, à Madagascar.

Aucun élève n'est autorisé à entrer en classe sans avoir porté un masque de protection dans plusieurs écoles publiques et privées lors de la rentrée scolaire, hier. Les caches-bouches et les gels désinfectants ont ainsi été pris d'assaut par les consommateurs.

En revanche, une hausse exorbitante des prix de ces outils de protection, plus particulièrement les masques de protection, a été observée au niveau des détaillants, y compris les pharmacies.

En effet, un cache-bouche coûte tout d'un coup 500 Ar, alors que cet équipement de protection valait entre 200 Ar et 300 Ar la pièce avant l'apparition de cette maladie virale causée par le virus Monkeypox dans le pays, soit il y a plus d'une semaine. En l'espace de quelques jours, on n'en trouve plus dans plusieurs épiceries et certaines pharmacies.

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Opportunité

D'aucuns reconnaissent pourtant que ces masques de protection ne sont pas réutilisables, d'autant plus qu'il s'agit d'un outil de protection individuelle. Raison pour laquelle des consommateurs préfèrent en acheter en paquet pour ne pas se faire avoir.

En effet, un paquet de 10 pièces coûte 1 000 Ar, soit à raison de 100 Ar l'unité, tandis qu'un paquet de 50 pièces vaut 4 500 Ar dans certaines boutiques qui ne sont même pas encore des grossistes sur le marché de la Capitale.

À l'instar de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid survenue dans le pays, l'apparition de cette nouvelle maladie virale, dite Mpox, constitue également une opportunité pour certains acteurs économiques qui prônent l'innovation.

À titre d'illustration, des petites unités de confection de masques de protection fabriqués à base de tissus de différentes couleurs et de différents modèles commencent à recevoir des commandes.

Menacés

Par ailleurs, des fabricants de solutions hydroalcooliques issues de l'exploitation d'huiles essentielles ayant des propriétés antivirales feront également de bonnes affaires, puisque l'utilisation de cet équipement de protection devient une obligation pour certaines entités.

En revanche, d'autres secteurs sont menacés si jamais la propagation de cette variole du singe n'est pas maîtrisée à temps. On peut citer, entre autres, le tourisme, qui pourrait faire l'objet de restrictions sur les déplacements des voyageurs, ou bien l'industrie, qui devrait respecter les distances en limitant le nombre de travailleurs à l'usine pour éviter les éventuelles contaminations avec des personnes infectées.

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