La société civile de Kasindi (Nord-Kivu) a tiré la sonnette d'alarme mardi 6 janvier face à la consommation incontrôlée des boissons fortement alcoolisées chez les jeunes. Au moins trois décès ont été enregistrés au cours du dernier trimestre de l'année 2025 dans cette cité frontalière située à près de 90 kilomètres au nord-est de Beni.
Selon cette structure citoyenne, le dernier cas remonte à lundi dernier dans le quartier Mapati. « C'est une désolation lorsque les jeunes se livrent à la consommation excessive des boissons élevées en teneur d'alcool », a déclaré Paul Zaidi, rapporteur de la société civile du groupement Basongora, s'exprime.
Il par ailleurs appelé la jeunesse à s'abstenir de consommer ces boissons, "parce que le producteur de ces boissons ne possède aucune autre vision que celle de détruire la jeunesse congolaise". Selon lui, les commerçants qui continuent à exercer le commerce de ces boissons fortement alcoolisées devraient prendre conscience de leurs dangers et cesser cette activité.
En outre, la société civile locale demande aux services compétents de renforcer le contrôle, notamment aux frontières :
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« Nous interpellons aussi la conscience des services étatiques et militaires qui ont la responsabilité de la surveillance à la frontière, afin que ces services puissent commencer à mener des contrôles dans différents endroits qui regroupent des jeunes pour voir si réellement ces produits, qui sont prohibés, ne sont pas commercialisés ».
Lors de la messe de nouvel an, l'évêque du diocèse catholique de Beni-Butembo, Monseigneur Melchisedeck Sikuli, avait mis en garde contre la prolifération sans contrôle des lieux de production de boissons fortement alcoolisées.