Afrique: CAN 2025 - Pour Amad Diallo, «le plus important, c'est de ramener la coupe à Abidjan»

interview

Trois fois élu homme du match en quatre rencontres de CAN, buteur et passeur décisif lors de la victoire de la Côte d'Ivoire contre le Burkina Faso (3-0), Amad Diallo savoure ce beau parcours des Éléphants, mais garde la tête froide. Pour l'ailier ivoirien, invité en conférence de presse d'après-match, l'objectif ultime reste d'offrir le trophée à son pays le 18 janvier prochain.

Amad Diallo, qu'est-ce que cela vous fait de remporter une nouvelle fois le trophée d'homme du match après cette qualification en quarts ?

Amad Diallo: C'est une fierté, mais le plus important, c'est de soulever la coupe le 18 janvier. C'est l'objectif qu'on s'est fixé, c'est pour ça qu'on est venus ici. Mais, bien sûr, c'est une grande fierté pour moi d'avoir été élu trois fois meilleur joueur dans cette compétition.

Après trois titres d'homme du match, est-ce que le titre de meilleur joueur de la CAN devient un objectif ?

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Certainement, c'est un objectif pour moi. C'est un rêve. Mais, comme je l'ai dit tout à l'heure, il ne faut pas être égoïste, il faut penser aux autres. Je n'essaie pas d'être le meilleur joueur de la Côte d'Ivoire. Sur le terrain, j'essaie d'abord de me battre pour la Côte d'Ivoire et de donner ma contribution. C'est ma première CAN, c'est un moment que j'ai tant attendu, et je suis très content de pouvoir participer à cette victoire. C'est aussi mon rêve d'être le meilleur joueur de cette compétition, mais mon plus grand rêve, c'est de soulever le trophée le 18.

Vous avez été décisif avec Yan Diomandé en jouant sur les côtés. Pouvez-vous décrire votre entente avec lui ?

Notre jeu, c'est d'abord de se battre. Chacun essaie de donner sa contribution à l'équipe et ensuite, on a cette complicité sur le terrain. On est très proches aussi en dehors du terrain, donc ça facilite les choses sur le terrain et on est altruistes : on ne joue pas pour soi, personne n'essaie d'être l'homme du match. Si j'ai l'occasion de lui faire la passe, je la lui fais ; s'il a l'occasion de me faire la passe, il me la fait.

C'est ça, une grande nation, une grande équipe : il faut avancer ensemble pour gagner cette compétition. Il ne suffit pas d'un joueur, il en faut onze sur le terrain, et c'est ce qu'on essaie de faire. Yan est un très bon joueur, tout le monde le sait, mais il n'y a pas que Yan Diomandé, il y a aussi Bazoumana qui a marqué aujourd'hui, et Oumar Diakité. Chacun fait sa part, et pour le moment, ça fonctionne parfaitement.

En quarts de finale, vous allez jouer contre l'Égypte, qui réussit bien à la Côte d'Ivoire. À quel genre de match vous attendez-vous face à Salah et Marmoush ?

On sait que, dans l'histoire, l'Égypte est la bête noire de la Côte d'Ivoire, mais les générations ont changé. C'est une nouvelle génération. L'Égypte a de très bons joueurs comme Mohamed Salah ou Omar Marmoush. Nous, on va préparer le match comme on l'a fait aujourd'hui. On va montrer qu'on est ici pour gagner cette compétition. On ne va pas sous-estimer l'Égypte, et eux non plus ne vont pas nous sous-estimer. J'espère que ce sera un très beau match. Nous, on est là pour avancer, on est là pour être ici le 18. C'est ça, notre mentalité.

Il reste huit équipes, huit grosses cylindrées. Avez-vous déjà observé vos adversaires potentiels pour le titre ? Et un mot sur la sélection marocaine, hôte de la compétition ?

Bien sûr, on regarde les adversaires potentiels, mais on avance étape par étape, et maintenant, on va se focaliser sur l'Égypte. On a bien préparé le match contre le Burkina ; on savait que c'était une équipe qui pouvait nous mettre en difficulté, mais pendant les 30 premières minutes, on a montré qu'on était là, qu'on voulait gagner, qu'on voulait rester ici et ne pas rentrer à la maison. Maintenant, on va préparer le match contre l'Égypte. Ça va être un très gros match pour nous. Ils vont nous mettre en difficulté, mais on reste la Côte d'Ivoire : on veut se battre, on veut rester ici le 18, soulever la coupe et la ramener à Abidjan. Le Maroc fait aussi son parcours, mais on ne se focalise pas sur le Maroc. C'est l'Égypte notre prochain adversaire.

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