Les supporteurs ivoiriens résidant à Dakar ont transformé les locaux du restaurant-bar OBV en véritable enceinte de football, mardi soir, à l'occasion du match ayant opposé la Côte d'Ivoire au Burkina Faso, pour le compte des huitièmes de finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2025 au Maroc.
De nombreux inconditionnels des Eléphants se sont retrouvés dans ce restaurant dont le nom rappelle les couleurs de la Côte d'Ivoire (orange, bleu, vert) pour pousser ensemble leur équipe nationale à la victoire, dans une ambiance digne du pays.
"Allez les gars !", "Le Burkina n'a pas le niveau !", lançaient quelques supporteurs dès le coup d'envoi de ce match, un des derbys de ces huitièmes de finale de la CAN avant la rencontre devant opposer le Sénégal au Mali, vendredi.
Si l'ambiance semblait détendue, avec de nombreuses blagues et formules savoureuses qui font le charme du phrasé ivoirien, la plupart des supporteurs ne manquaient pas de manifester leur impatience de voir les Eléphants ouvrir rapidement le score. Ils ne cessaient donc de pousser et d'encourager les Eléphants.
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Ils ont été entendus par Amad Diallo qui ouvre le score pour la Côte d'Ivoire à la 20e minute de la rencontre, provoquant une explosion de joie dans la salle.
L'intervention de la vidéo assistance (VAR) a contrarié quelques secondes ce moment de joie, mais la validation du but a provoqué une nouvelle vague de jubilation.
Le deuxième but ivoirien inscrit par Yan Diomandé, à la 32e minute, a décuplé la confiance des supporteurs dont certains se voyaient déjà champions d'Afrique, quand d'autres conseillaient prudence, en évoquant les Lions de la Téranga, potentiels adversaires sur la route de la finale.
Une évocation qui a refroidi l'ardeur de nombre de supporteurs et redirigé leur attention sur le présent et le match contre le Burkina Faso.
Les temps forts de l'adversaire pendant la deuxième mi-temps suscitaient quelques commentaires contrariés des supporteurs ivoiriens rouspétant, qui contestaient chacune des décisions de l'arbitre sur les fautes sifflées contre les Eléphants par exemple.
"Il n'y a rien", protestaient les plus véhéments dans une évidente mauvaise foi.
Le troisième but de Bazoumana Touré, juste avant la fin du temps réglementaire, a provoqué une nouvelle joie des supporteurs des Eléphants, conscients que leur équipe ne peut plus être rejointe.
Au coup de sifflet final, les supporters ivoiriens semblaient gonflés à bloc après ce large succès face au Burkina Faso (3-0), une performance maîtrisée qui donne du crédit aux ambitions affichées par les champions en titre et leurs fans.
Pour Ange Malamé, la différence de niveau entre les deux équipes sautait aux yeux dès le coup d'envoi du match.
"On est champions en titre, on est plus forts. Il n'y a pas de débat là-dessus", tranche ce fan des Eléphants.
Selon lui, la qualification de l'équipe nationale ivoirienne pour les quarts de finale confirme l'état d'esprit des Eléphants qui, dit-il, poursuivent leur chemin avec sérénité.
"Il y a longtemps que nous sommes sereins. On sait qu'on va chercher notre quatrième étoile", affirme-t-il, avant de se projeter sur la prochaine rencontre face à l'Égypte.
Même assurance chez Claude Claudio, pour qui l'issue du match ne faisait aucun doute. "Tout était écrit. Il fallait juste valider ce qui était écrit, et on l'a fait", dit Claudio, en insistant : "On prend notre quatrième étoile. Contre l'Égypte, on continue notre chemin."
Plus mesuré, Valé Ndouba, salue avant tout la maturité affichée par les Éléphants. "Ils ont fait un beau match, ils nous ont fait plaisir. On est fiers d'eux", confie-t-il, tout en appelant à l'humilité.
"Nous ne sommes pas favoris. Le Sénégal reste favori. Il faut continuer sur la même lancée."
Abou, gérant du restaurant OBV, met l'accent sur le travail collectif.
"C'est l'abnégation des joueurs et la bonne lecture du sélectionneur [qui ont fait la différence]. La Côte d'Ivoire est à un très bon niveau actuellement", analyse-t-il, estimant que ce succès renforce le moral et l'optimisme des supporters des Eléphants.
Enfin, Aka Arthur voit dans cette victoire la simple logique du football. "Les Ivoiriens n'ont pas tremblé. Ils ont joué un bon football. Le football a respecté sa logique", affirme-t-il, tout en appelant à la vigilance avant le choc face à l'Égypte.
Les inconditionnels ivoiriens sont enthousiastes et confiants dans leur grande majorité. "Au suivant ! On corrige le prochain", proclament-ils, déjà tournés vers la prochaine affiche, avec la conviction que les Éléphants ont encore de solides arguments à faire valoir dans la suite de la compétition.